Juin 2004
- 1 Juin 2004 à 21h47
- Je pourrais encore discourir sur mes derniers songes mais je n'en ai pas vraiment envie. Je dirais juste que cette nuit, je sortais avec un ami de Ju. Cela révèle-t-il une envie de tendresse, un besoin de passer à autres chose? Je l'ignore... et puis je m'en fous.
Juste relater une belle soirée dont ma peau se rappelle toujours. N'y voyez là rien d'agréable, simplement une réaction cutanée à cause de je ne sais quoi. C'est parfait, comme si je ne me sentais pas assez moche pour l'instant..
Cela dit, ça ne m'a pas (...)
- 5 Juin 2004 à 15h24
- Fête. Course de moto. Rires. Lui et ses amis. Agitation.
Assise sur le seuil froid d'une maison, je pleure. Une petite fille aux boucles brunes a posé sa tête sur mes jambes et sommeille.
Il passe devant moi et m'ignore.
La petite file s'éveille et me demande pourquoi je pleure. Alors que je lui explique, il fond vers moi en fulminant.
L'ange brun disparaît. Je me retrouve dans une pièce austère ressemblant un peu à l'intérieur bétonné du squat. Impression de flotter dans l'air.
Il me dit que je n'ai pas à le (...)
- 5 Juin 2004 à 16h12
- Voilou, pour ne pas que ce texte se perde dans les profondeurs de mon forum et puis parce que c'est tout moi...
Encore merci Marie.
" Si tu savais, depuis qu't'es parti
Si tu savais j'en cauchemarde la nuit
Si tu savais que j'me réveille en sursaut
Pensant te trouver dans mon dos
Si tu savais combien tu me manques
Si tu savais à quel point j'm'ennuie
Ce que j'ressent depuis que t'es parti
Peut-être bien, peut-être bien
Qu'tu r'viendrais dans ma vie
Mais je sais bien pourquoi t'es parti
T'as décidé qu'nous deux c'est fini
Mais moi tu vois je ne (...)
- 5 Juin 2004 à 19h36
- Etrange comme depuis, je me souviens chaque nuit de mes rêves. Dans la nuit de mardi à mercredi, le précédemment raconté. Dans celle de mercredi à jeudi, moi sortant avec un ami de Julien (traduisant un désir de vengeance ou simple envie de passer à autre chose peut-être... je ne sais pas trop) et de jeudi à vendredi, ceci :
~~~
Lieu : jardin public. Acteurs : Ben, Aurélie (représentation même de l'allumeuse) et moi.
Ben et moi sommes assis sur un banc, Aurélie passe devant nous, couverte pour une (...)
- 7 Juin 2004 à 22h42
- Je pleure et mon coeur étouffe.
Ca va mal.
A nouveau? Ou est-ce que ça n'a jamais cessé?
J'en veux peut-être trop, trop vite.
Laisser le temps au temps.
C'est dur... (...)
- 8 Juin 2004 à 23h09
- Senteur fleur d'oranger avec un zeste de brûler. Je regarde dans les airs la fumée tournoyer.
Pas la tête à étudier...
Non pas que mon coeur soit trop lourd encore aujourd'hui. Ca va relativement mieux d'ailleurs. Mais je croule de fatigue.
Dernier hors session ce matin. Version en latin. J'ai perdu de précieuses minutes à tenter de déchiffrer les mots embourber dans mes larmes. Pas eu le temps de finir à cause de ça.
... Serait-ce une perte de temps que de pleurer?
Pas sur... ça soulage tellement. Comme si, en quelque (...)
- 10 Juin 2004 à 15h55
- Une feuille se balade gaiement sur le grain de soleil qui mûrit à l'aube d'une abeille. L'oiseau au loin sur une branche de perle qui oscille par les flots du vent grinçant. Chaleur. Les rayons se faufilent entre les arbres ou de ce qu'il en reste. Le bûcheron les a massacré et a fait couler leur sève ensanglantée.
Des nuances d'or et de verre dans cette mer qui inonde les forêt inquiétantes. Le petit poucet y a perdu son caillou mais à rencontré le chaperon rouge, noir, jaune, bleu. Bleu, je ne veux pas le loup me (...)
- 10 Juin 2004 à 18h05
- Son blog...
Je suis allée le revoir.
A ma page d'abord. Celle où il y avait ma photo et le poème "l'amoureuse" d'Eluard.
Je ...
Suis plus là.
Le poème bien.
Mais la photo est remplacée par celle d'une autre.
L'autre que je considérais comme "danger".
Elle l'aime.
Puis ailleurs, plus rien non plus.
Il m'a effacée si vite...
Comment a-t-il pu?
Ce n'était qu'un tissus de mensonges.
C'est fini.
Pour de bon.
Et...
Je suis anéantie. (...)
- 11 Juin 2004 à 22h16
- Hier soir, au lieu d'étudier pour mon oral de latin...
~~~~~
Cette fois c'est net, on vient de me couper les ailes, TU viens de me couper les ailes. Chute libre. L'asphalte se précipite vers moi, tellement vite. L'étendue grise, un caillou, une misérable fourmi et une marre de sang inondent mes yeux. Ces yeux qu'il n'y a même pas trois semaines pétillaient à ta vue, et même rien qu'à ta pensée.
Ca ne m'étonne pas qu'il pleuve à verse ici. Ca atténue un peu le contraste que l'immense clarté aurait (...)
- 11 Juin 2004 à 22h36
- Toujours hier soir.
~~~~~
Au fond, personne ne tient ses promesses :
Emeraude avait dit qu'elle te casserais la gueule si tu me brisais le coeur.
Et toi, tu avais dit que tu ne me ferais pas de mal.
...
JE TE HAIS ! ... ça sonne tellement faux ...
...
Ce n'est pas parce qu'une page se tourne contre mon gré que le bouquin est achevé. Toutes ces pages à la subtile saveur, je ne les arracherai pas, MOI. Et quand m'en viendra l'envie, j'irai y cueillir un tendre souvenir. Ca, tu ne peux pas m'en empêcher.
...
C'est parce que j'étais (...)
- 11 Juin 2004 à 23h56
- Ayant trop pleuré la veille, je n'avais pu terminer mon étude. C'est l'esprit totalement vide que je suis arrivée à l'école ce matin.
Je passais mon oral de latin à 11h10. Donc, de 8h00 jusqu'à l'heure fatidique, j'ai révisé les sept textes que l'on devait connaître et me suis attaquée en vitesse à deux autres. Il m'en restait encore deux dont un que je n'ai jamais lu, ni analysé et donc encore moins traduit de toute ma vie puisque j'avais été absente. J'ai lu toutes les pages de culture (...)
- 12 Juin 2004 à 0h15
- Je m'en vais.
Je m'en vais bien avant l'heure
Je m'en vais bien avant de te trahir
Je m'en vais avant que l'on ne se laisse aller
Je m'en vais avant que l'on ne puisse en rire
Je m'en vais en gardant toute ton odeur
Je m'en vais en te regardant dormir
Je m'en vais car l'on s'est vu voler
Je m'en vais avant que l'on ne puisse atterrir
Je m'en vais car l'on s'est tant aimé
Je m'en vais avant de te détruire
Je m'en vais pour que tu ne m'oublies jamais
Je m'en vais en te voyant sourire
Je m'en vais en croyant que tout est vrai
Je m'en vais avant de te découvrir (...)
- 12 Juin 2004 à 19h55
- Abritée sous un balcon, elle se mettait au Parfum. Les gouttes de pluie venaient lécher ses jambes nues. C'était froid. Et il faisait moche. L'atmosphère sordide de son bouquin se mêlait à la nausée qui l'avait submergée.
Le mal la rongeait, alors elle se plongeait au coeur des mots malodorants. Les pages s'étaient refermées autour de son être et l'avaient engloutie au plus profond de l'antre littéraire. Si bien que sa présence était devenue imperceptible aux yeux des autres. Elle s'était (...)
- 13 Juin 2004 à 22h31
- Miroir.
Ma peau beige sable a mué. Couleur nectarine oxydée. Un trait de khôl longe mes cils, ma bouche se colore de rouge carmin et ma chevelure s'emberlificote en un chignon savamment laqué. Puis le costume, cet horrible costume. Le voile composé de quatre pétales de tulle rouge, les petites ailes de la même matière qui recouvrent les épaules, le lien sertit de pétales artificiels qui étrangle et l'énorme fleur piquée dans le chignon... ou devrais-je dire dans le crâne.
Je suis laide. Vraiment. Je (...)
- 13 Juin 2004 à 22h52
- Il est venu ma parler. Au début très simplement. J'en était contente. Je ne ressentait aucun pincement au coeur. Je n'avais presque pas penser à lui aujourd'hui d'ailleurs. C'était ... reposant.
Mais.
Lui : Salut miss Rimbaud. Ca va?
Moi : Oui ça va et toi?
Lui : Moui Rimbaud m'a occupé la journée mais ça va... plus que 5 jours avant les vacances.
Moi : 8...
Lui : A l'aise... Tu as déjà fait ton ballet de la coccinelle à pétales?
Moi : Je l'ai fait aujourd'hui.
Lui : Ca a été?
Moi : On va (...)
- 14 Juin 2004 à 21h07
- ... de hurler à qui veut bien l'entendre que celui que je protégeais sous le pseudonyme de Julien n'est en fait que J-C.
Parce que s'il y a un prénom à maudire, il vaut mieux éviter les confusions.
...
Lune ou ses réflexions hyper constrcutives.
...
Il est son p'tit tic-tac à la menthe avec 2 calories ou son coeur, c'est au choix. Et lui, comment l'appelle-t-elle?
Je ne veux pas le savoir en fait.
Tss à quand le p'tit sucre au caramel?
...
Tiens les tic-tac ... Rapprochement avec un de mes cauchemars ... Perturbant.
...
J'en ai (...)
- 14 Juin 2004 à 21h15
- Elle:
Mon coeur tu me manques de trop j'en peux plus de devoir attendre...!!! D-6...ça va aller vite et pis après ce sont les vacances et on se verra beaucoup mais pour le moment je deviens folle à voir les d- ki n'avancent po...je t'aime à la folie mon ti tic-tac à la menthe avec seulement 2 calories! je t'aime ne l'oublie po.
Lui :
Ca me fait plaisir de voir tes commentaires, tu me manques aussi beaucoup et dans 5 dodos on va passer des journées inoubliables, je t'embrasse de tout mon coeur et je t'aime fort mon racaniac mélodique suki (...)
- 16 Juin 2004 à 15h37
- Grenouille fut saisi d'effroi. Que va-t-il se passer songea-t-il si ce parfum que je posséderai..., que va-t-il se passe, s'il finit? ... Ce n'est pas comme dans la mémoire, où tous les parfums sont impérissables. Le parfum réel s'use au contact du monde. Il est évanescent. Et une fois qu'il sera usé, la source où je l'aurai pris n'existera plus. Et je serai nu comme avant, et je devrai m'en tirer grâce à des produit de remplacement. Non, ce serait pire qu'avant ! Car entre-temps, je l'aurai connu et (...)
- 17 Juin 2004 à 17h04
- Une plume se balance au bord de ma fenêtre, trapéziste engluée sur son fil d'araignée. Le ciel a recouvert son crâne dégarni d'un vilain chapeau gris et respire bruyamment. Chaque brin d'herbe, chaque fleur, chaque arbre s'évanouit sous son souffle fétide. Nul ne résiste à cette haleine suffocante.
... Sauf moi, petit être sous cloche de verre. J'entends juste le bruit de son expiration mais du reste, je demeure impassible. Et puis même s'il trouvait une fissure par laquelle s'insinuer, j'aurais toujours des (...)
- 18 Juin 2004 à 22h02
- Mes doigts pianotent sur le bord de la farde. Je relis encore une fois mon cours d'histoire feignant de ne pas voir l'heure qui défile sur le cadran. Maman roule beaucoup trop vite à cause de Mel et moi.
Me voici déjà face à ma copie. Je suis arrivée un peu en retard et n'ai pu choisir une place stratégique. Je suis isolée. Personne à côté, personne derrière et devant juste un dos radin.
Malgré les heures passées à rédiger une synthèse de 13 pages et l'après-midi (...)
- 18 Juin 2004 à 22h58
- Tout est là.
...
Emeraude me déteste.
...
Et je fais quoi maintenant?
...
Seule. Toute seule. (...)
- 18 Juin 2004 à 23h45
- J'remonte
A la racine
De mes pensées intimes
Quand je pleure
Pleurer me fait grandir
Pleurer
Me fait pousser
Comme une fleur
Une danse en transe
Une transcendance
Quand ma sève pense
Ma substance
J'étais désseché
Je n'avais pas pleuré
Depuis longtemps
Je suis
Ton pot de fleur
Je suis
A fleur de peau
Si tu savais
Une danse en transe
Une transcendance
Quand ma sève pense
Ma substance
( M ) (...)
- 22 Juin 2004 à 11h28
- Fêtes.
Je raconterai hier demain. Aujourd'hui aussi.
Je n'entends plus la chute d'eau. Emeraude ne va pas tarder à réapparaître.
...
1 an que j'écris...
Tellement et si peu à la fois.
...
:rose: A demain ! :rose: (...)
- 23 Juin 2004 à 23h02
- LUNDI.
Après les derniers exams, tout le monde a filé en ville. Sur le coup de midi, l'animation se faisait encore timide alors avec Emeraude et Ingrid nous avons flâner dans les ruelles humides. Je me suis réconciliée avec Emeraude, ça me fait énormément plaisir ! On est parties à la recherche de l'homme de la vie de celle-ci en attendant que la foule afflue. Quand on est revenues dans les alentours du Globe, elle avait belle et bien afflué ! Trop même.
Alexandra nous a ravis Emeraude car elle lui avait (...)
- 24 Juin 2004 à 23h20
- MARDI.
Bientôt 13 heures. Emeraude et moi nous engouffrons dans l'auto qui nous déposera en ville. Je dépose mon amie devant l'école car elle a une réunion scout et me dirige vers la place. J'ai loupé le rendez-vous... Je prends seule le bus jusque chez Cerise.
Arrivée chez elle, je lui souhaite bon anniversaire et dépose mon sac de couchage dans le salon. Déjà présentes : Jess, Alice, Ingrid et Lily. On attend Yoan, le copain de Cerise. Celui-ci arrivé, on redescend sur le boulevard où Sarah nous (...)
- 24 Juin 2004 à 23h55
- Même stress que l'année dernière. Peur du coup de fil décisif. Aucune envie de doubler. Refus de décrocher lorsque cette putain de sonnerie retentit.
D'inlassables "DrIiIiIiIing" résonnent dans les airs. J'augmente le son de ma radio pour ne plus les entendre aussi stridents. Et le gsm qui s'y met également. Je sursaute à chaque fois et reste bouche bée devant ces objets de malheur, retenant mon souffle jusqu'à ce que leur cris s'interrompent.
...
C'était Ingrid qui me demandais quand est ce que j'avais (...)
- 26 Juin 2004 à 20h05
- Hier matin, dernier jour d'école.
Les bruits de couloir m'apprennent que seul un garçon approfondira sa cinquième. Je suis partiellement soulagée... En effet, rien n'est encore gagné. La sonnerie retentit et notre classe rentre dans le local. Après quelques minutes de rangement, la prof nous annonce nos résultats. Ou plutôt LEUR annonce LEURS résultats. Etant donné que je n'ai pas rendu mes archives à temps, je n'entendrai le verdict qu'en fin d'avant-midi. La première heure écoulée, toute (...)
- 27 Juin 2004 à 22h07
- Avant-hier, c'était l'anniversaire de Ju (Je vais reprendre son pseudo pour ne pas vous embrouiller). J'avais pensé lui déposer une boite où se trouveraient les lettres que je n'avais osé lui envoyer et quelques objets symboliques. Je me suis ravisée, tout cela ne servirait strictement à rien sinon à me ridiculiser. Mais j'ai envie de la ranger avec vous cette boite. A chaque miette de nuage correspond souvent un épisode déjà relaté, pas obligé de tout relire ;p. Qui sait, un jour il la (...)
- 28 Juin 2004 à 12h04
- Club de voile.
Le ponton me ballote doucement. Sur l'eau, l'air dessine de légères risées. Mon regard vagabonde sur ces dessins et se pose sur un laser s'apprêtant à virer de bord au large du lac. Le tintement des haubans contre les mâts et le froissement des voiles se glissent au creux de mon oreille. Que c'est bon de revenir ici. Le soleil échappe aux nuages et le vent se lève. Le ponton tangue un peu plus sur les flots. J'ai hâte de retrouver cette sensation à bord de mon voilier. Régate de Vauriens aujourd'hui, (...)
- 28 Juin 2004 à 22h16
- Lire et pleurer car j'ai peur. Peur pour Elle comme j'ai eu peur pour Maman. Relations incomparables mais pourtant...
Acheté un livre cette après-midi. Touchant.
Sur la dernière page, il est inscrit :
"Si la nuit, les étoiles relaient le soleil, c'est pour ne pas laisser s'éteindre l'espérance..."
Ne jamais cesser d'y croire même quand tout semble le plus sombre, c'est le plus dur à faire et le plus facile à dire ... mais c'est tellement important.
...
Laissé un petit mot. Pourvu qu'il ne L'importune pas. (...)
- 28 Juin 2004 à 22h30
- J'avais ravalé mes larmes quand mon gsm a sonné.
Lorsque j'ai lu le prénom noté sur l'écran bleu, je n'en ai pas cru mes yeux.
Axel.
J'ai décroché et incrédule j'ai murmuré les quatre lettres dans un sanglot.
Il a confirmé et m'a demandé de ne pas pleurer.
Si seulement j'avais songé à lui. Je n'en revenais pas de l'avoir là, tout près de moi, à l'autre bout du fil imaginaire.
Lui et sa petite voix hésitante. Lui et son rire. Lui et ses mots. Lui.
J'ai cessé de (...)
- 28 Juin 2004 à 23h19
- Plus le coeur à conter mes plaintes futiles... C'est incroyable comme chacun apporte son soutien à Maya. ... C'est beau je trouve.
~~~
Du recopiage, ça je suis en état de faire même si cela semble bien dérisoire à côté de la maladie. Juste quelques mots que l'on m'a répéter lorsqu'on a su pour maman : "la maladie n'entraîne pas nécessairement la mort". Elle en est la preuve...
~~~
16 heures.
J'ai voulu aller manifester contre la montée de l'extrême droite avec Cerise mais la place (...)
- 29 Juin 2004 à 16h30
- ... je cesserai d'être triste? Est-ce qu'un jour je rirai à nouveau du matin au soir?
Parce que ça fait plus d'un mois que je pleure tous les jours, tous les jours, tous les jours.
Pour tout, pour rien, par peur, par colère, par peine, ...
Mais jamais de joie.
...
Je suis égoïste. On me l'a encore répété il y a moins d'une minute.
Elle n'a rien compris. Si je m'énerve pour que Méli mange, c'est pas pour faire chier mon monde.
On lui a posé son appareil dentaire hier.
Et elle refuse de se nourrir de quoi que ce (...)
- 29 Juin 2004 à 21h17
- Ce soir est un grand soir, ce soir est un soir de chasse. A la fragile lueur d'une bougie, elle orchestre son camouflage. Deux taches de suie sur les yeux et une touche de sang sur les lèvres. Elle contemple le reflet dans la glace, coiffant soigneusement sa longue chevelure brune. Les allées-venues uniformes de la brosse l'hypnotisent. Elle se perds dans ses songes et entrevoit l'hypothétique déroulement de la soirée.
Après avoir rodé quelques minutes près de l'endroit stratégique, elle franchirait le vieux porche. A pas de loup, (...)
