Septembre 2004
- 2 Septembre 2004 à 21h38
- (Le 1er septembre, durant l'allé.)
A., gare précédent C.
Je vois un type dans l'allée du train. Il porte un bonnet et tient une fille brune par la main. De dos, je crois reconnaître J-C. Soubresaut au coeur.
Une, deux. Trois. Quatre ponts. Mon coeur se tord. Cinq. Et accélère.
J'ai prit une feuille de papier, et ai écrit dessus un "Adieu" destiné à notre amour. Six. Je l'ai plié en forme d'avion. Un avion suicidaire parce que je ne sais plus les faire. Sept. Huit. Neuf. Dix. Onze. Et l'avion est (...)
- 3 Septembre 2004 à 1h04
- (Résumé du mercredi 1er septembre)
Et le train, après un interminable trajet, s'arrêta enfin en gare centrale. Je descendis, complètement perdue, et cherchai le hall d'entrée. Puis Axel. J'ai tourné trois fois en rond avant de me retrouvé nez à nez avec lui. Je lui ai sauté dans les bras et il m'a serrée très fort contre lui.
On s'est dirigés vers la sortie, en attrapant un plan de la ville au passage (ça peut toujours servir...) et on est allé manger. Au Mc Do. Parce que "I love Mc (...)
- 3 Septembre 2004 à 23h51
- (Vers 20h00)
L'ivresse quitte peu à peu mon corps. Journée de rentrée, fêtée entre amis dans le carré comme à l'habitude.
Et pas n'importe quelle rentrée. En fait, elle ne mérite pas d'être célébrée. Plutôt nos retrouvailles.
Parce que... C'est officiel... Je suis trop conne pour passer en rhéto.
Ma titulaire m'a appelée hier pour m'annoncer que les repêches ne s'étaient pas bien passées du tout pour moi et que l'on m'octroyait une formule C. Doux euphémisme (...)
- 5 Septembre 2004 à 11h19
- Rhalala, ça faisait un bail que je n'avais pas jeté un p'tit coup d'oeil sur le blog de Jean-Charles.
Nous sommes page 4 si l'on commence par le début. La page où figurait il y a quelques mois MA photo à côté du poème d'Eluard "L'amoureuse".
Maintenant, au risque de me répéter, c'est la photo de l'autre qui l'accompagne.
Une photo pas superbe. (D'ailleurs entre celle où elle est maquillée comme une pute camée, celle où elle se mouche dans son pull et celle où elle se tient (...)
- 7 Septembre 2004 à 20h45
- Je n'avais pas tout lu...
Emue, touchée... qu'importe le qualificaif...
Juste un grand sourire dans le coeur et des p'tites larmes qui se baladent au bord de mes yeux.
Merci de partager ces milliers d'étoiles avec moi. : )
.
(...)
- 8 Septembre 2004 à 22h27
- La grande horloge indique 10h10 sur son cadran blanc flétri. Elle s'use au fil du temps...
J'veux pas pourrir comme elle dans ce lycée.
L'idée de ne pas bénéficier de la même chance que l'année passée me fait peur. Parce qu'avant, Jess m'aidait en religion et en histoire. Que pour chaque travaux de groupe, j'avais de beaux points grâce à notre collaboration. En allemand, je trichais souvent avec Sofia. En juin j'ai eu ma prof handicapée pour surveiller mon exam de bio et j'ai pu le faire avec mon cours sous la copie. (...)
- 10 Septembre 2004 à 22h30
- Et l'eau coule le long de mon corps pour débarrasser de leurs crasses ma peau et mes cheveux. Mélange alcool-clope-sueur, résultant d'une soirée mémorable... Hélas, pas dans le sens espéré.
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Après une assez longue journée d'école achevée par nos adieux à Nina, Ingrid, Emeraude et moi sommes (...)
- 12 Septembre 2004 à 21h32
- Même plus amie. Encore moins meilleure amie. Et je me sens conne à cette putain de soirée d'anniversaire, à endosser le rôle de rejetée avec Ingrid.
Franchement, c'était du bonheur à l'état pur, phénoménal, quel pied. C'était mieux que tout. Mieux que le drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, shit, joint, shoot, snif, pet', marie-jeanne, cannabis, beuh, pécos, buvard, acide, lsd, ecstasy. Mieux que le sexe, mieux que la fellation, 69, partouze, masturbation, tantrisme, (...)
- 13 Septembre 2004 à 18h27
-
...
Rien ne va plus. (...)
- 28 Septembre 2004 à 16h41
- Des feuilles volantes perdues ça et là, dans le bordel qu'il règne sur mon bureau. Enfin le courage, le temps, l'autorisation, l'occasion de les recopier. Parce que ça va mieux, un peu.
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14/09
"Bonjour petite fée. J'voulais savoir comment tu allais bien. Moi, ça va pas trop. Je sais pas pourquoi, j'ai l'impression que t'es distante (...)
- 28 Septembre 2004 à 19h39
- "- Tu râles encore?"
"- Je ne sais pas... Je suis quoi pour toi?"
"- Quoi?"
"- Qu'est-ce que je représente pour toi?"
"- C'est quoi pour une question?"
"- Rien. En fait, j'ai déjà la réponse : Je ne suis que ton "ex". C'est vrai qu'il faut vraiment être stupide pour espérer être encore ta meilleure amie alors que l'on ne se voit pas pendant deux mois et que lors de nos entrevues, on ne se dit que "bonjour - au revoir"."
"- Mais..."
"- Je te (...)
- 28 Septembre 2004 à 19h53
- Vendredi, je me suis éveillée vers 9h30. Seule. Sans réveil. Je suis descendue déjeuner. Jus d'orange pressée vrai de vrai et tartines aux framboises. Ca change des cinq centilitres de lait et de la bouchée de pain sec engloutis à la hâte les matins scolaires.
Déambulations dans la maison. En haut, en bas, ma chambre, la salle de bain, le salon... J'attends 13 heures pour rejoindre Anna et Ingrid en ville. On doit acheter le cadeau d'anniversaire de Sophie et une tenue de mariage pour Ingrid. Opérations aussi ardues l'une (...)
- 28 Septembre 2004 à 20h07
- Today
A very bad day
A day you choose to lose
The zinneke way
Today
A very bad day
What do I have to prove
To give her a day
Do you understand ?
Today
A very bad day
I lose the right to choose
The very best way
Because some day
I won't be late
I'll have time on my side
To give her everyday
Do you understand ?
Someone I knew
Someone like you
Someone I love
Someone like you
Someone I can't get over from
I can't complain
I can't deny my last regret
Oh I... lost my chance
With someone I could trust
Today
A very bad (...)
- 28 Septembre 2004 à 20h09
- 18/09 & 19/09
J'ai sorti le petit carton bleu froissé de ma poche. Une invitation. Je suis attendue à 22 heures à la soirée scout d'Anna. Comme à l'accoutumée, Dame Ponctualité et moi nous crêpons le chignon. Une petite demi-heure de retard. Et moi voici dans l'allée qui mène jusqu'au local. Anna vient à ma rencontre, Sophie dans son ombre. Je souhaite joyeux anniversaire à cette dernière et entre me faire tatouer un petit rond d'encre bleu au creux du poignet.
Pas de grande vague mouvementée (...)
- 28 Septembre 2004 à 20h10
- Absence... Punition en fait. Le voile noir m'a à nouveau recouverte.
Il y avait une pomme ridée sur le bord de la table, de l'électricité dans l'atmosphère, des reproches dans l'air. Ca lui plaisait de me mettre à bout, je le voyais sur le rictus du bord de ses yeux. J'ai hurlé pour qu'elle la ferme. Mais elle continuait avec cette lueur étrange dans le regard. On aurait dit qu'elle savait ce que j'allais faire, qu'elle n'attendait que ça.
J'ai pris la pomme et l'ai lancée de toutes mes forces dans sa direction. Je l'ai (...)
- 28 Septembre 2004 à 20h11
- L'échange belgo-allemand s'est achevé après trois longues journées interminables.
Mercredi :
Visite d'une mine, soupé à l'école et fin de soirée à la SoundStation.
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Jeudi :
Visite de l'usine de fabrication de moteur d'avion (pa-ssio-nnant...), temps de midi exaspérant durant lequel j'ai agressé (...)
- 29 Septembre 2004 à 17h40
- (Séance de recopiage achevée, journal rédigé au jour le jour.)
Rendez-vous chez le médecin pour nos conflits maladifs. Verdict, pas d'anti-dépresseurs ni pour Lune, ni pour l'autre. Mais le rituel de la bougie. Chaque soir, pause de 5 minutes autour d'une fragile flamme pour mettre à plat les choses positives et négatives que l'on ressent chacune.
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On ne s'y tient pas. Notre rituel, on le fait à n'importe que heure, sans bougie, sans s'asseoir, sans raison particulière. Aujourd'hui, c'était dans la voiture. Maman (...)
- 30 Septembre 2004 à 21h50
- Des rires d'enfants dans le salon et l'odeur du café qui émane de la cuisine. Le soleil est venu lui chatouiller les pupilles. Il se lève, prend un sachet et embrasse sa femme. Un peu négligemment. Passion usée. Comme lorsque l'on vit ensemble depuis quelques années. Ce n'est pas grave, il sera bientôt de retour. Pour l'heure, il ne doit pas tarder. Les fruits font déjà craquer les branches du grand prunier et l'averse le guette au loin derrière son nuage gris.
Le voici, marchant à grandes enjambées dans les (...)
