Octobre 2004
- 3 Octobre 2004 à 17h15
- Il y avait dans l'air, des chuchotis,
Quelques murmures incompris
Enribambellés six pieds sous terre
Autour d'une infinie cordelière.
Deux gobelets un peu discornus
Pour récolter le flot des mots
Enrhumés, balbutiés, un rien émus
Et les notes, les sons plus chauds
Subtilement dissimulés dans sa voix.
Une belle surprise préméditée,
Légèrement redoutée, il faut l'avouer.
A tort. Dès l'éclipse du Soleil,
Un vide, et l'éclosion qui déboussole
D'un bourgeon de bonheur tournesol. (...)
- 4 Octobre 2004 à 20h29
- Lundi rêveur. Des bribes de Soleil à travers le rideau, de lui dans mes pensées et de souvenir musicaux.
~~~~
Vendredi après cours plutôt banal mais malgré tout très agréable. Délires dans le carré avec Ingrid et Xa principalement. Puis Aude. Connaissance de début de secondaire. Elle a beaucoup changé mais je l'ai reconnue. Toute jolie. *sourire*
Vers 20 heures, Ingrid est passée avec moi à la maison pour que l'on pose nos affaires avant le concert de Cerise. J'ai beaucoup aimé. Fin de (...)
- 4 Octobre 2004 à 20h59
- Monsieur Météo affirme que le ciel va s'assombrir... Je n'en crois pas un mot
Il parait qu'au cours d'allemand, nous avons une fois de plus étudier "Die Sekretärin"... Pas moi.
Des couleurs dans mes pensées, des arabesques peinturlurées, des images invraisemblables. Sans raison, juste parce que c'est bon de laisser vagabonder son esprit sur les nuages.... (...)
- 9 Octobre 2004 à 20h10
- Lassées de la monotonie dans laquelle stagnait notre soirée, Ingrid et moi avions décidé de nous balader main dans la main dans la carré en direction de la foire. On aime faire ça, pour observer les regards et les jugements. Les yeux qui glissent le long de nous et qui se fixent sur nos mains et puis les grands points d'interrogations dedans. Un bisou sur la joue de mon amie et deux types explosèrent. "Oh mesdemoiselles gnagnagna...". Un éclat de rire nous emporta. Les gens ne peuvent pas s'empêcher de se fier aux (...)
- 10 Octobre 2004 à 22h00
-
;p (...)
- 14 Octobre 2004 à 21h59
- IL n'était pas au club de voile.
Il ne recevra pas ma lettre tout de suite.
Il devait passer le temps de midi avec moi, elle a encore fini par l'enlever.
...
Je hais les désillusions.
Je hais les horaires de la poste.
Je hais Emeraude quand elle est avec des garçons et qu'elle monopolise l'attention. Ils n'ont jamais d'yeux que pour elle, elle les a tous à ces pieds, il faut toujours qu'ils se coupent du monde pour que ce soit elle, elle, elle, elle. Qu'est ce qu'elle a de plus que moi? A oui, juste : eux.
...
Bref.
...
Sinon, suis fatiguée. Mais je vais (...)
- 15 Octobre 2004 à 22h31
- Il y a des ces journées qui vous font perdre la tête tant l'envie de crier, tant le désir de rire, tant le besoin de tendresse est intense.
Réveillée par la voix de Miossec, des poussières d'étoiles au chocolat sous mes yeux toujours clos. Nuit remplie de douceur. Un voyage éclair en train pour m'emporter un millier de kilomètres plus loin. Nous deux assis sur un brise-lames, menacés par la marée montante. L'absurde présence de montagnes à l'horizon. Son sourire. Mon Soleil... J'aurais aimé que (...)
- 17 Octobre 2004 à 17h11
- Nous sommes le 17 octobre, il est 13h20 et recroquevillée dans mon lit, des larmes roulent sur mes paupières.
L'étreinte qu'il desserre, son bisou sur mon front, mes sanglots, son coup de pied dans le mur, sa disparition. L'étreinte qu'il desserre, son bisou sur mon front, mes sanglots, son coup de pied dans le mur, sa disparition. L'étreinte qu'il desserre, son bisou sur mon front, mes sanglots, son coup de pied dans le mur, sa disparition. L'étreinte qu'il desserre, son bisou sur mon front, mes sanglots, son coup de pied dans le mur, sa disparition. (...)
- 17 Octobre 2004 à 17h48
- Comme pour chaque anniversaire, Dame Hypocrisie se convie elle-même à la fête. Mon père frappe à la porte et entre comme si de rien n'était. Oubliée l'engueulade de la veille, nous sommes une famille parfaite. Deux gamines chantent happy birthday. Le ton est faux, empressé. Au fond d'elles, l'envie de ne plus faire semblant est quand même bien présente. Alors on déballe vite le gâteau. On mange deux bouchées pour faire plaisir. Le chocolat n'a jamais eu un si mauvais goût.
Mon père repus, il (...)
- 17 Octobre 2004 à 19h08
- Et elle raccrocha le combiné, posa sa tête sur l'oreiller, souris. Sa maman passa dans le couloir. Elle l'appela. Celle-ci lui raconta sa journée. Une belle journée. Elle aime voir sa maman heureuse… Quoi de plus normal ? (...)
- 18 Octobre 2004 à 19h07
- La voiture ralentit. Ne s'arrêta pas devant la porte d'entrée. Elle continua sa route quelques mètres pour enfin se garer sur le parking. Elles descendirent. Lui aussi. Il marchèrent en silence jusqu'à la porte. La cadette glissa la clé dans la serrure et jeta un regard interrogatif à l'aînée. Celle-ci lui refléta la même moue.
Il n'avait plus le droit d'entrer.
Mais que dire? "Ecoute, tu peux pas rentrer." ou "Maman ne veux plus te voir à la maison." ou "Tu te souviens de samedi?" (...)
- 22 Octobre 2004 à 23h11
- Un bruit strident annonce le départ. Vers la vie. Le mode "on" s'enclenche, les pas dévalent l'escalier et les sourires se tatouent sur les visages. Plus grand, plus vrai sur le mien. Nous sommes vendredi, et le vendredi, c'est le vendredi.
Franck s'était résolu a changer de vie : ne plus boire, ne plus fumer, ne plus fréquenter le carré en fin de semaine. C'est un bel idéal, certes, mais je n'y aspire nullement pour la simple raison que j'ai besoin de me rendre là-bas. Pas par esprit de rébellion face à maman (...)
- 24 Octobre 2004 à 18h10
- Hier était une belle soirée. Arrivée vers 17h15 chez Aude. Sissi déjà là. On passe le temps avec des cassettes vidéo et des bons bonbonlillions au citron. On soupe et nous pomponnons. Enfin... Elles se changent et je libère juste quelques boucles de mon élastique fleuri. Nous faisons ensuite route jusque H. où se déroule une soirée Halloween (sûrement la seule raison qui me fait apprécier cette stupide fête). On patiente une demi-heure dans le froid avant de nous faire fouiller comme des (...)
- 26 Octobre 2004 à 21h09
- Solitude entourée. Du monde dans le local des casiers et mes amis en cercle. Moi, songeuse. Puis tout à coup, un bisou sur ma joue. Et des bras autour de mon cou. Emeraude. Elle m'étrangle. Et me suis sentie incroyablement heureuse pendant ces fractions de secondes. (...)
- 27 Octobre 2004 à 21h05
- Der, den ich liebe
Hat mir gesagt
Dass er mich braucht
Darum
Gebe ich auf mich acht
Sehe auf meinen Weg und
Fürchte von jedem Regentropfen
Dass er mich erschlagen könnte.
(Brecht) (...)
- 31 Octobre 2004 à 0h58
- C'est bien connu... Plus on planifie les choses, moins elles se réalisent. Les rêves sont prévus pour rester dans notre imaginaire, un point c'est tout. Au fond de moi, je le savais. Je n'en parlais pas pour ne pas que certaines questions se posent inutilement. Si j'avais eu la démence d'être persuadée qu'il viendrait, je l'aurais avouer au Soleil, confier aux amis, crier sur tous les toits, graver sur la Lune. Seules Emeraude et Ingrid furent mises au parfum. Pour le reste, je préférais imaginer les deux journées de mon (...)
- 31 Octobre 2004 à 22h31
- Sa mère trouve que le train est trop cher pour deux jours mais elle ne veut pas qu'il reste plus non plus. Prétexte bidon de la part de la mère bien sûr. Lui voulait me voir. Il a proposé le Luxembourg comme solution de secours. Mais j'ai pas vraiment envie, tout était si beau dans mes illusions que me retrouver sous la drache dans un endroit qu'on ne connait pas avec un type dont je n'aime plus les bisous ... Voilà quoi.
Puis ma mère ne veut plus que je reste coincée en gare vers minuit toute seule. Et le billet est trop cher. (...)
