Février 2005
- 2 Février 2005 à 22h25
- J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis, et ma gaieté ;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.
Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie ;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.
Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passé d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.
Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.
(Alfred de MUSSET)
...
Suis pas (...)
- 8 Février 2005 à 10h56
- Le cinq février deux mille cinq, tous les astronomes avaient leurs yeux écarquillés collés à la lunette de leur télescope. Dans le ciel, se produisaient la deuxième éclipse en un peu plus d'un mois. Un mois, c'est tellement long parfois... Imaginez ces petits bonshommes barrer chaque jour une nouvelle case de leur calendrier par de grandes croix irrégulières et impatientes. Ils pensent que comme d'habitude ça sera beau, voire grandiose, il le savent, ils en sont persuadés...
Mais là-haut, rien n'est (...)
- 10 Février 2005 à 1h31
- ... Foutaise !
~~~
Mardi, vers deux heures, j'ai laissé maman avec sa tristesse. Lui et Anna l'ont déçue et terriblement peinée. Elle n'a pas compris que tous les reproches qu'ils avaient formulé à propos de l'accueil ne la concernaient aucunement. Mais c'est vrai qu'entre les critiques de la nourriture pas diététique et l'absence de remerciement, elle avait le droit de se remettre en cause...Puis elle culpabilisait de ne pas pouvoir l'héberger à cause de son besoin de repos qu'engendrait ses examens mais bon, elle ne (...)
- 10 Février 2005 à 21h24
- You were looking for someone to keep you warm
You found me
You were looking for someone to dry your tears
You found me
You were looking for someone to not be alone
You found me
But I'm the ice girl freezing you
I'm the ice girl
I'm the ice girl freezing you
The ice girl
I'm the ice girl freezing you to the bone
But now I'm gone
You were looking for someone to comfort you
You found me
You were looking for someone to make you smile
You found me
You were looking for someone, for somebody
But not for me
But I'm the ice girl freezing you
I'm the ice girl
I'm the ice girl freezing you
The ice (...)
- 11 Février 2005 à 20h00
- "Je pense à toi tout le temps en ce moment, encore plus que d'habitude. Et je sais pas, c'est différent ces temps-ci. C'est sérieux en plus... *rougis*
Je sais pas, j'ai besoin de toi. C'est banal et puis ce sont des conneries, mais il y a plein de trucs qui me font chier comme le temps dehors, le manque de plein de choses, mes parents qui me saoulent, ça m'énerve d'être en secondaire, je suis crevé alors que je ne fais rien de spécial, j'ai l'impression de ne pas m'amuser de la même manière que les autres, manque de (...)
- 11 Février 2005 à 22h30
- Il y a des jours où je voudrais arrêter ma vie comme on arrête un train, pour sauter dans un autre. Ou juste changer de wagon, pour être un peu plus loin du présent, pour oublier le coeur qui se serre, pour voir d'autres paysages, pour sourire, un peu.
Parce que là j'en ai assez. De tout, d'eux, des vacances qui me filent entre le doigts, de moi, du temps qui s'écoule trop vite et si lentement à la fois, de lui, et du reste. J'ai le moral au ras des pâquerettes, et l'impression d'être comme ces arbres que l'on a abattu dans la (...)
- 11 Février 2005 à 23h32
- .
.
(Edvard Munch) (...)
- 12 Février 2005 à 21h04
- Des petites douleurs physiques, puis les maux du cœur.
Sur le coup de midi, les ronds de jambes, arabesques, bords de bras et autres sauts de biche se sont multipliés devant le miroir de la salle de danse. Les notes douces et belles m'ont portée sur un autre nuage, loin du gris et des orages de l'habituel. Je nous voyais déjà sur les planches du Théâtre dans nos tutus turquoises. La mer pour thème; "Le Grand Bleu", "Titanic", "Amélie Poulain", "La Petite Sirène" pour toile sonore. Ce sont les (...)
- 13 Février 2005 à 22h58
- Vers trois heure du matin, le générique de La Dernière Licorne défilait sur l'écran de la télévision.
C'était mon dessin animé lorsque j'étais petite... J'ai retrouvé la vieille cassette tout au fond du meuble derrière La Belle Au Bois Dormant et Astérix et Cléopâtre. Ca devait faire plus de 10 ans qu'elle n'avait plus approché un magnétoscope...
Quand les premières images sont apparues, ma réalité s'est évaporée. Tour à tour, les (...)
- 14 Février 2005 à 19h29
- J'en ai tellement marre...
(...)
- 14 Février 2005 à 22h10
- Huit heures trois minutes, je me rends compte que j'ai oublié la balle magique que je devais offrir à mon prof de physique.
Dix heures une minute, je suis recroquevillée dans le couloir, le nez plongé dans des phrases que je ne lis même pas.
Dix heure dix minutes, Anna surgit dans le couloir avec ce putain de sourire niais collé sur la tronche. Sophie me donne un bisou. Elle l'imite.
Dix heures vingt-deux minutes, je ferme les yeux pour ne pas pleurer sur la musique que nous passe le prof d'allemand.
Onze heures trente-sept minutes, Charles Baudelaire (...)
- 15 Février 2005 à 18h44
- Parce que hier soir, j'ai failli faire une bêtise. Crier, pleurer, courir, briser, peindre, déchirer, hurler, marcher, ça sert à rien. J'ai beau faire tout ce que je veux ça me colle à la peau, au coeur et à l'esprit, toujours, sans cesse. Et putain qu'est-ce que ça me fait chier de rechuter. Sept mois. Mon chagrin a duré sept mois et pour une connerie d'amour aussi court que le temps nécessaire à le prononcer voilà, je suis à nouveau à -14617325 en dessus du niveau de la (...)
- 15 Février 2005 à 18h58
- Si ça, ce n'est pas de la provocation...
... Faut croire qu'il y a vraiment des connards qui aime rendre les gens malheureux sur cette terre...
... D'un côté, j'aurais du m'en douter, elle voulait aussi chiper le type que Hélène, sa meilleure amie, n'arrivait pas à séduire. Et qu'elle en bave, elle s'en foutait pas mal.
... La quintessence de l'égoïsme...
Comment ai-je pu avoir confiance à ce point en elle? Comment ai-je pu croire que c'était une amie?? Et quand je pense qu'elle a toujours dit que j'étais stupide (...)
- 15 Février 2005 à 19h12
- ...qui consiste à grimer des sourires attendris sur les croissants menteurs de la Lune...
.
(¯`·.·´¯)
_`·.,(¯`·.·´¯)
_(¯`·.·´¯)·´
__`·.,.·´ ~› Joyeuse Saint Valentin, ma tite femme
¤´¨)
¸.·´
(¸.·´¸.·´`·-; Ton dromadaire qui t'aime très fort
.
Dommage que ce ne soit qu'un jeu. (...)
- 16 Février 2005 à 21h50
- Tout ce vacarme
Taché de larmes
Jusqu'au bout desarme
Tout n'est pas dit
A peine décrit
Tiré de l'oubli
Le temps de dire
Le temps de taire
Le temps de faire juste reconnaissance
Le temps d'entendre
Juste un peu de silence
Rien d'important
Que l'essentiel
Une mesure absente
Un rien laissé
A la portée
D'une vie impuissante
Le temps d'écrire
Le temps d'entendre
Le temps de faire juste reconnaissance
Le temps d'entendre
Juste un peu de silence
Le visage plongé à Terre
Le visage plongé à Terre
Clore un instant ses (...)
- 17 Février 2005 à 20h30
- ... n'est que mort. (Egon Schiele)
(...)
- 19 Février 2005 à 22h41
- Le vendredi, la morosité joue les funambules sur les bords des verres, et glisse, et tombe, et se noie dans l'alcool, les rires et la frivolité.
Début timide. On se plonge dans les derniers évènements douloureux. Eux pour moi, Quentin pour Emeraude et ... rien du tout pour Ingrid, ça fait plaisir. On peste un peu sur les injustices, les mensonges, les trahisons, et les comportements indélicats. On révise nos droits de l'homme et du citoyen et plus précisément l'article quatre qui soutient que tout droit s'arrête (...)
- 20 Février 2005 à 21h57
- Dans les brumes épaisses du crépuscule
Se découpe une frêle silhouette.
Au son absent des chouettes qui hululent,
Elle danse sur les toits de la ville muette.
Des couleurs titubantes au coeur de ses yeux
Et des mouvements fébriles sous ses pieds
Une envie de chanter, mal, pour que des cieux
Dégringolent la pluie. - La fée verte dort sur le pavé.
(A retoucher, toujours.) (...)
- 23 Février 2005 à 0h19
- Une poignée de larmes qui se cachent au bord d'un couloir, des rires véritables pour les cacher et bientôt les oublier, et une pointe d'arrogance pour les déverser autrement que sous la forme de petites gouttelettes salées... Les grêlons meurtrissent plus, et c'est d'autant plus distrayant...
~~~~~
Il y a d'abord Jeudi qui me nargue avec son sourire niais. Depuis quelques jours, il prépare ses calèches en flocon de neige pour mieux abriter les étreintes des amoureux transis. Et moi, je marcherai seule, également transie mais (...)
- 23 Février 2005 à 20h50
- ... j'ai claqué la porte du spectacle de la fancy-fair.
Pour des broutilles.
Parce que je déteste me sentir dirigée et que j'ai le droit de porter ce que je désire lors des répétitions.
Parce qu'au fond, j'aurais préféré présenter une création personnelle plutôt que de danser sur du jazz hip-hop alors que c'est Within Temptation qui tourne dans ma petite radio.
Parce qu'il est hors de question que je fasse toile de fond en impro derrière une danse, elle-même en décor d'une (...)
- 24 Février 2005 à 23h08
- Elle se tenait debout, les bras croisés d'amertume face au carreau sale de la salle d'étude. Au travers celui-ci, elle les épiait d'un regard délavé. Elle savait que sa curiosité était malsaine mais elle devait le voir. Parce qu'elle avait besoin d'en avoir le coeur net, un peu par masochisme, puis pour eux. Elle se refuse à croire qu'il n'y a pas un soupçon d'exhibitionnisme dans leur étreinte. C'est vrai, la rue est grande, la ville est grande, pourquoi cette nécessité de se bécoter là (...)
- 26 Février 2005 à 16h16
- Dans les flots de l'alcool et les nuées d'herbe. Et tout devient flou, et tout disparaît. Les rires d'avant, nos danses endiablées, le sourire de Thibault, son t-shirt Superman, les larmes aussi et les absurdités qui remontent le moral. On se retrouve allongé sur les pavés sales des ruelles sombres. Il y a de l'agitation autour, des voix sans visages, des inconnus qui hésite à appeler une ambulance, une énorme contusion sur mon crâne, Emeraude qui vomit, une écharpe sous ma tête, Renaud penché sur moi et (...)
- 26 Février 2005 à 16h33
- Demandé le numéro de Superman à Ben pour m'excuser d'être partie si précipitamment, pour lui parler de la pluie et du beau temps, pour trouver un peu de réconfort dans sa voix.
Parce que j'ai envie de le voir..
Mais je reste là, sans mot, face à ce petit écran tout bleu, tout vide qui me fixe de ses grandes touches blanches et lumineuses.
... Pourquoi est-ce si compliqué? (...)
- 27 Février 2005 à 16h31
- L'azur ouaté du matin m'a passé un collier de sourires autour du cou. Des sourires cerises/fraises/framboises, des sourires soleils, des sourires printemps. Et je suis descendue, ma jolie parure à fleur de peau et ma couverture fuschia autour des épaules. J'ai allumé le four, sortit le jus d'orange du frigo et je me suis assise sur l'appui de fenêtre. Dehors, il neige encore, des flocons tout doux, tout délicats, pas des confettis tristes et gris. Dans ma tête, il y a juste Ben, Emeraude et Thibault ... et ce délicieux gâteau (...)
- 27 Février 2005 à 16h56
- J'ai lavé mes cheveux
Je les ai teints en bleu
Que la vie enfin
Ne soit plus douce et légère
Que l'ennui qui étreint
S'envole dans la poussière
Des cheveux...
J'ai mis mes talons hauts
Comme la tour de Babel
La tête dans les nuages
La vie sera plus facile
Nos chagrins, des mirages
Dans le ciel bleu qui défile
Au soleil...
Demain
Ce s'ra mieux demain
Ce s'ra bien demain
On s'ra heureux enfin !
J'ai jeté à la mer
Mon chagrin, mes misères
J'ai plongé sous les eaux
J'ai salué les poissons
J'ai (...)
- 27 Février 2005 à 23h17
- Il a voulu tout gâcher.
"T"as pas le droit d'm'en vouloir d'être bien." qu'il m'dit.
J'lui rétorque : "J't'en veux pas d'être bien, juste de me foutre mal. Ca allait très bien jusqu'à ce que je reçoive ton message. A croire que plus tu es absent de ma vie, mieux je me porte."
Et il répond que j'peux pas l'effacer de ma vie. Qu'il veut pas. Il m'dit : "Lis ma lettre, y'a tout d'dans."
Moi j'm'en fiche de sa lettre. J'me suis d'jà endormie.
Il a voulu tout gâcher.
Et il a (...)
- 28 Février 2005 à 20h07
- Sur le rivage de Minuit, ses mots font naître mon inquiétude. L'intonation dramatique et affligée est connue pour avoir été déjà entr'entendue lorsque je l'ai quitté. J'ai vainement tenté de le joindre et affolée, j'ai trouvé refuge dans les paroles de Ben. Petite réprimande d'abord parce que je pleurais encore puis il m'a demandé si je l'en croyais vraiment capable... "Sais pas", ai-je bafouillé. Après tout, dès que je dis quelque chose qui ne lui plait pas ou qui le (...)
- 28 Février 2005 à 21h50
- "En mars, refait surface."
Le célèbre dicton (je vous assure qu'il l'est) est pris au pied de la lettre. Les acteurs s'affairent dans les coulisses, les accessoiristes achèvent la mise en place du décor, la musique, inaudible d'abord, empli peu à peu la salle, le lourd rideau bordeaux ondoie, se lève et laisse apparaître le personnage principal.
Cette pièce, c'est un peu du déjà vu. C'est normal, elle raconte l'histoire d'une vie, chapitre dix-septième et des poussières. Des histoires comme ça, (...)
