Avril 2005
- 2 Avril 2005 à 21h50
- Promis, juré, craché, croix de bois, croix de fer, si je meurs je vais en enfer, moi j'tiens mes promesses, les grandes, les importantes, les solennelles, les sérieuses, les futiles, les insignifiantes, les moins que rien,... toutes. (Ou presque). Et j'avais dit que je descendrais en ville. J'ai tenu parole.
Le vent a claqué la porte dans mon dos et le Soleil m'a souris avec sa bouche pleine de dents. Bien sûr, ça ne se voyait pas parce que depuis que j'ai cramé les mèches qui lui servent de rayons, ça pour briller, il (...)
- 2 Avril 2005 à 22h14
- - "Luuune" !! ... Pap' est mort !!"
Ma soeur déboule dans la pièce le visage plissé de (fausses) larmes.
Et moi j'ai mon coeur qui se brise.
- "Papy?"
Son visage se décrispe.
- "Non, le pape !"
Elle rit.
Et moi je pleure.
Pas pour le pape, l'était temps qu'il meure celui-là.
Qu'est-ce que j'ai eu peur...
Méli se sent toute conne tout à coup.
Mais tout va bien.
*Soupir*
Quelle folle... (...)
- 3 Avril 2005 à 2h32
- Dans la pénombre, des effluves de toi viennent me chatouiller les narines. Il fait trop noir mais je sais que tu es là, tout proche.
Ton odeur me fait tourner la tête, et bientôt ce n'est plus la tête qui tourbillonne mais le lit qui virevolte dans la chambre, dans le ciel, dans l'univers.
C'est pas que la peur me gagne ou que j'ai la trouille qu'il brûle ses folles ailes invisibles lorsqu'il arrive trop près des soleils mais je voudrais agripper ton bras, me pelotonner contre toi pour ne pas chavirer.
Mais ma main happe le vide.
Il y a juste un (...)
- 3 Avril 2005 à 21h24
- Voyelles et consonnes se posent sur le papier inenvoyable de mes pensées pour te conter ton absence.
Il y a eu des jours-ennuis, des jours tout gris, des jours jolis, des jours-amis, des jours-sorties, la pluie est tombée, le Soleil a brillé, je t'ai un peu négligé, tu m'as manqué et finalement, le temps s'est plutôt vite écoulé. Tu rentres demain.
Ce n'est pas un déjà mais un enfin qui s'échappe de ma voix, pourtant des esquisses de doutes s'amoncellent tout autour de moi.
Tu sais, je ne reste jamais longtemps (...)
- 3 Avril 2005 à 22h44
- Et dans 150 ans
On s'en souviendra pas
De ta première ride
De nos mauvais choix
De la vie qui nous baise
De tous ces marchands d'armes
Des types qui votent les lois
Là-bas au gouvernement
De ce monde qui pousse
De ce monde qui crie
Du temps qui avance
De la mélancolie
La chaleur des baisers
Et cette pluie qui coule
Et de l'amour blessé
Et de tout ce qu'on nous roule
Alors souris
Et dans 150 ans
On s'en souviendra pas
De la vieillesse qui prend
De leurs signes de croix
De l'enfant qui se meurt
Des vallées du tiers monde
Du salaud de chasseur
Qui descend la (...)
- 6 Avril 2005 à 13h06
- "Coucou... Il y aurait moyen qu'on se voit aujourd'hui à 16 heures? Au Café-Sans-Nom? J'aimerais bien qu'on parle... Bisous. Dis moi quoi si tu sais. A tantôt." (12h55)
*Soupir*
Et il n'y aura personne pour me rattraper... (...)
- 6 Avril 2005 à 19h43
- "How happy is the blameless vestal's lot!
The world forgetting, by the world forgot.
Eternal sunshine of the spotless mind!
Each pray'r accepted, and each wish resign'd;
Labour and rest, that equal periods keep;
"Obedient slumbers that can wake and weep;"
Desires compos'd, affections ever ev'n,
Tears that delight, and sighs that waft to Heav'n.
Grace shines around her with serenest beams,
And whisp'ring angels prompt her golden dreams.
For her th' unfading rose of Eden blooms,
And wings of seraphs shed divine perfumes,
For her the Spouse prepares the bridal ring,
For her white (...)
- 6 Avril 2005 à 22h34
- Thibault a quitté son costume de Superman. Sa belle cape, que seuls nous deux voyions rouge, est désormais pliée au fond de son placard. Et il en a profité pour ranger son si joli sourire par la même occasion...
C'est l'air navré qu'il s'est approché du comptoir du Café-Sans-Nom. Un timide baiser a effleuré mes lèvres et il m'a demandé si je ne voulais pas que nous nous asseyions à une table pour discuter. Sur ce, Bonbonlillion nous a quittés, emportant avec elle les cadeaux que nous avions (...)
- 7 Avril 2005 à 12h45
- Ah ! Non ! C'est un peu court jeune homme !
On pouvait dire... Oh! Dieu !... Bien des choses en somme...
En variant le ton, - par exemple, tenez :
Agressif : "Moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse !"
Amical : "Mais il doit tremper dans votre tasse !
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap !"
Descriptif : "C'est un roc ! C'est un pic ! C'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap?... C'est une péninsule !"
Curieux : "De quoi sert cette oblongue (...)
- 10 Avril 2005 à 0h41
- Il ne m'a causé aucun maux mais il a volé tous mes mots le gredin. J'ai des choses à raconter pourtant rien n'est dit...
Hier, j'ai rejoint Bonbonlillion en ville. Nous avons couru les magasins juste pour le plaisir de faire tournoyer les jupons hors de prix autour de nos petites gambettes, de laisser les vendeuses conseiller le vent sur la tendance printemps-été 2005 alors que je m'habille de la sorte depuis plus d'un an, et de voir les petits éclairs foudroyer leurs jolis yeux surmaquillés lorsqu'on ressort les mains vides.
Enfin quand on en (...)
- 10 Avril 2005 à 1h19
- Ecrit sans grande importance, juste pour me souvenir que Jean-Charles est non seulement très intrépide mais aussi adorable quand il le veut.
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- A moi, tu ne me fais peur (...)
- 10 Avril 2005 à 22h28
- En attrapant mon trousseau de clé, j'ai jeté un coup d'œil au calendrier. Nous sommes le 4 avril, mais ça je le savais déjà, c'est l'heure de notre rendez-vous que je vérifiais... On ne sait jamais, je suis un peu tête en l'air... Sous les petits cœurs d'encre bleue, il est noté 14h30. C'est bien ce que je pensais.
Je suis arrivée en ville à l'heure, enfin à la mienne, lui pensais sûrement que je me laissais désirer. Et je l'ai aperçu comptant les baies vitrées du cinéma... On aurait (...)
- 12 Avril 2005 à 22h01
- Dans les paumes de ses mains roulait Sa bouteille de parfum.
Qu'on la pense fétichiste de senteurs, elle s'en moque pas mal, elle se l'avoue même volontiers. Après tout, qu'est que cela peu bien faire?
Aladdin frottait sa lampe magique pour voir apparaître le génie tandis qu'elle, elle s'enivre des fragrances de ses amis afin de les sentir tout proches.
Et il se tenait là, près de la fenêtre, la contemplant de ses ternes émeraudes. Lassé de son rôle de super-héros, il jouait les êtres de nuées.
Elle (...)
- 16 Avril 2005 à 16h35
- Mercredi, Jean-Charles rangeait ses bouquins lorsque le petit mot aux coins brûlés que je lui avais offert est apparu entre deux pages. Ca l'a fait sourire... Et moi aussi : il a toujours mes petites lettres, ainsi que mon su-per-be dessin "Le bleu de tes yeux..." sur son armoire.
... C'est étrange, je venais justement de retrouver son petit poème avec son trèèès joli dessin...
Bref, moi qui était persuadée qu'il s'en fichait et qu'il avait tout jeté, j'ai été bien étonnée... Cela peut (...)
- 16 Avril 2005 à 21h42
- Le soleil se faufile en pointillé au travers des volets. Il doit être neuf heures...
J'émerge doucement des draps froissés en prenant garde de ne pas réveiller Emeraude et descends les escaliers sur la pointe des pieds en direction de la salle de bain. Le miroir me reflète une mine pas si déconfite finalement, que je m'empresse de noyer dans l'eau glacée. Emeraude quitte à son tour le lit pour aller déjeuner et je la rejoint après avoir passé mes habits. Autour de nos bols de céréales, nous (...)
- 17 Avril 2005 à 22h14
- L'encre bleue glissait sur mes feuilles de français. Le travail s'amoncelait à perte de vue : des exercices de vocabulaire, "Pierre et Jean" de Maupassant, la révolution française, l'avenir économique du Japon, la philosophie de Kant en allemand,... Et mon téléphone s'est mis à sonner. Emeraude. Qui m'apprend que ce n'est pas cette semaine qu'a lieu le week-end scout et que je n'ai donc aucune raison de me dépêcher.
La conversation achevée, j'ai bien vite refermé livres, fardes et plumier pour filer (...)
- 20 Avril 2005 à 17h54
- Du haut de son escarpolette imaginaire, les pieds balançant dans le vide et le sourire éteint, Lune observe la jeune fille qu'elle est devenue. Elle ne la reconnaît plus. Quelques jours ont suffit à la transformer en un bien triste fantôme qui ère de salle de classe en salle de classe. Son regard reflète toujours une lueur un peu triste et si elle feint quelques fois la sérénité, ce n'est jamais que pour camoufler sa peur d'elle-même. Elle ne se ressemble plus. Sa gaîté a du se perdre au détour d'une (...)
- 22 Avril 2005 à 14h54
- Moi je voudrais : des fanfares et des corridas, des grands prix de formule 1, des chasses à courre et des Vespas.
Moi je voudrais : des musées de la musique, des auto-routes à péages et des trains automatiques.
Une télé qui fonctionne, des éléphants et des pandas, moi je voudrais une reine, moi je voudrais un roi.
Et plein d'enfants autour de moi, et puis aussi un chien un chat, que je regarderais grandir avec un cœur rempli de joie.
Moi je voudrais : du football, des avant-centres et des goals, la plus haute marche du podium, les (...)
- 25 Avril 2005 à 16h29
- Vendredi, frou-frou au vent, je traversais la ville en direction du Carré. Qu'il faisait beau ! Mais malgré la douceur printanière et tout ce Soleil qui inondait les ruelles, je me suis enfermée au Café-Sans-Nom en compagnie de Jey. Nous avons discuté, juste un brin. Nous ne sommes pas très bavards. Thibault a interrompu notre mi-silence en posant ses mains sur mes hanches et un bisou sur ma joue. Petit sourire volé.
A la fin de notre deuxième cruche de Strongbow, Quentin nous a rejoint pour nous emmener au Globe où (...)
- 25 Avril 2005 à 20h57
- Le lendemain, le réveil a déchiré notre sommeil. Je me suis levée à contre-coeur et ai fait couler l'eau dans la baignoire. Une heure plus tard, j'étais fin prête tandis qu'Emeraude faisait tout juste irruption dans la salle de bain. Il lui restait un quart d'heure pour se laver, s'habiller et préparer son sac : tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et la fatigue dégringolait encore des yeux...
A sept heures et demi, on était assises sur nos sac devant la grille du local scout avec des Petits Beurres pour (...)
- 26 Avril 2005 à 19h42
- Quand je dors,
Tu te lèves
...
Dans ton café se reflète le matin,
Et dans mes rêves, d'ineffables passions
...
Le Soleil, les oiseaux, la rosée, tout ça,
Puis l'empreinte pourpre de Ben dans mon cou
... Et les baisers grenadines d'Emeraude sur mes lèvres
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Quand je m'éveille,
Tu t'en vas
...
Tes souliers écrasent un passage pour piétons,
Et je le hais comme je n'ai jamais haï personne
...
Tu as oublié tes clés,
Je viens de perdre une autre (...)
