Par un froid de papier...

Juillet 2005

Apprivoisement...

3 Juillet 2005 à 22h01
Apprivoiser le vent qui fait frémir l'onde, tinter les haubans contre les mâts, et joue à cache-cache avec les girouettes. Le faire glisser contre la peau, danser dans les cheveux et le capturer dans la grand-voile. Le laisser souffler dans le foc et s'évanouir après notre passage. Le réprimander lorsque ses absences deviennent trop fréquentes... Apprivoiser le sourire du beau planchiste. Le chercher, le croiser, le fuir, l'épier, le suivre, le rencontrer. Sur l'eau, à bord de nos bateaux, entre le sable et les brins d'herbe. Le chaparder et le déposer sur mes lèvres pour en dessiner (...)

Grandir un peu...

8 Juillet 2005 à 16h08
Le combiné du téléphone se pose sur son socle. (Je te sauterais bien au cou...) Un cabinet dentaire vient de m'embaucher pour la semaine prochaine ! Je travaillerai deux heures par jour : de 16h45 à 18h45. (Tiens, prends un peu de mon sourire débordant.) _____________________________________________________________ Plus tard. (En fait, non, rends-le moi.) Cette bête agence intérimaire s'est trompée : la place ne s'est pas libérée à mon profit. Tant pis, j'irai chercher un autre petit job lundi. (...)

Sans exhaustivité, aucune.

9 Juillet 2005 à 16h02
J'aime… - courir sous la pluie après une période de canicule - qu'une main se glisse dans la mienne - monter trop haut en balançoire - les couchers de Soleil - marcher et danser pieds nus - la poésie - séparer les deux biscuits des Princes de Lu pour manger le chocolat - les vendredis dans le Carré - plonger ma main dans les graines destinées aux poules et oies de mon papy (Je faisais ça bien avant cette Amélie Poulain…) - la senteur de la fleur d'oranger - recevoir du courrier - lorsqu'on passe une chanson qui me plait en rue - manger les flocons de neige qui tombe du ciel - (...)

Spice up your life.

12 Juillet 2005 à 15h13
(Dimanche). Il était bientôt quatorze heures. Lily, Jess et moi papotions aux portes du festival Pili-Pili quand celles-ci se sont ouvertes. Le chemin était bordé d'immenses prés où se tenaient la grande scène du pili-pili red, le petit chapiteau du pili-pili green, le coin des enfants pili-pilou, le village des saveurs du monde, les bars, le quartier VIP et les souks d'artisans. Les concerts n'ayant pas encore débuté, nous nous sommes attardées dans ceux-ci le temps de nous faire tatouer un petit machin au henné. Puis nous sommes allées découvrir Malibu Stacy. C'était vraiment très très (...)

Il cinema è un'invenzione senza futuro...

13 Juillet 2005 à 0h47
(...Monsieur Lumière n'a pas été très brillant sur ce coup-là...) ... J'ai posé du vernis fushia sur mes ongles. Une fleur de la même couleur s'enlace au bracelet d'Axel sur mon poignet. J'ai revêtu ma jolie robe noire et posé une touche de rose sur les lèvres. Je vais au cinéma ce soir. Il y a une éternité que ce n'était plus arrivé. Je vais au cinéma, seule. (Et je tombe amoureuse de Giorgio Pasotti. Ou plutôt de Martino. Comme une gamine écervelée. J'm'en fiche.) L'écran large s'assombrit sur les dernières images en noir et blanc de Dopo Mezzanotte. Je quitte le cinéma, le (...)

Petites contrariétés.

14 Juillet 2005 à 12h16
Hier, à la radio, le casque me susurrant de temps à autre des petites voix au creux de l'oreille et le joli micro jaune cocu me faisant les yeux doux, je parlais des festivals avec un tel engouement que l'idée de ne pas assister à celui d'Esperanzah en compagnie d'Axel me rendait malade. Monsieur travaille... Je ne pourrais pas lui reprocher ça. N'empêche, j'étais fâchée et dans un élan d'égoïsme, je l'ai quand même fait. Depuis des mois nos yeux pétillent à l'évocation de nos retrouvailles dans cet endroit magique de simplicité. Et tout s'effondre. Pour la troisième fois, ce qui n'est tout (...)

Suis-moi.

15 Juillet 2005 à 20h34
En plein centre ville, assises sur un banc de la petite place fleurie, Bonbonlillion et moi bavardions tandis que les passants défilaient devant nos yeux. De la foule, se détacha un jeune homme au charme discret. Chemise blanche trop stricte, jeans banal et chaussures de sport. Certes, il aurait pu s'embellir d'avantage, mais qu'importe? Son visage me rappelait étrangement celui de Giorgio Pasotti... (Il ne m'obsède pas le moins du monde celui-là...). Je lui ai décoché un sourire mutin, genre flèche de Cupidon mais en beaucoup plus réservé. Troublé, il m'a également sourit avec réserve tout (...)

Je voulais...

20 Juillet 2005 à 22h45
Coller sur ces pages virtuelles les chevaux artificiels au milieu desquels je me suis à nouveau perdue lundi, avec Julie cette fois, après une honteuse glace au chocolat et un whisky-ananas-abricot. Et parler de ce jeune homme qui m'a offert son coeur. Je voulais aussi écrire des futilités, raconter que sur un coup de tête, je me suis teint les cheveux en rouge, et que je trouve ça bien. ... Mais Laure m'a rendu visite cette après-midi. Son policier de père l'a foutue à la porte et la rayée du registre communal. Devenir Sans Domicile Fixe le jour de son (...)

Coïncidences...

21 Juillet 2005 à 18h58
Bientôt dix-huit ans, et toujours des jeux d'enfants... ... Ca me fait sourire. (...)

Une vraie fête nationale sur une fausse plage.

24 Juillet 2005 à 17h41
Jeudi soir sous le sable, l'eau, les lumières et les regards enflammés. Bonbonlillion et moi avions décidé de charmer l'assemblée du haut du podium. Modérément. Ou non. A vrai dire, dès que mon amie a aperçu le garçon qui lui plaisait dans les bras d'une autre, la raison ne lui importait plus beaucoup. C'est à l'extérieur, dans le froid de la nuit que nous avons fait la connaissance de Bertrand et d'Anis. Ils habitent tout près de chez Bonbonlillion. Elle a comme envoûté le premier en un battement de cils tandis qu'Anis me faisait vainement la cour. Puis ils se sont éclipsés histoire (...)

Couche tard et lève tôt.

25 Juillet 2005 à 1h34
Vendredi. Les lumières se rallument sur une fin qui me laisse perplexe. La moustache est un film incompréhensible, ou alors je suis bête. J'attends la fin du générique, parce que le concerto pour violon de Philip Glass est merveilleux, puis m'engage dans la rue qui mène au Café-Sans-Nom. Arrivée à destination, je retrouve sans grande surprise Jey, Franck et Gilles accoudés au bar. Je prends place à leur côté et bavarde avec eux. J'ose me moquer de Franck qui a renversé en buvant et voilà que monsieur m'oblige à siffler d'une traite un Jet 27 avec lui. Ce n'est même pas bon ce truc, en (...)

Les sept péchés capitaux....

25 Juillet 2005 à 1h50
(... où quand Lune s'ennuie ...) (La série de photo a été réalisée pour un sympatique petit site que certains connaissent bien ici... Je pense notamment à B2k et Trinity...) (...)

Garden party.

26 Juillet 2005 à 1h19
Samedi. La nuit. Les lumières qui dansent. La musique. Sissi. Bonbonlillion. Mary. Moi. Une garden party. (A la loupe : ) J'étais à la lisère du pré qui accueillait les boums-boums de cette soirée. Il faisait un peu froid et il y avait peu de gens aux alentours. Les bras croisés, je faisais les cent pas. Quelques secondes plus tard, sans que j'aie eu le temps de réagir, Mary me prenait dans ses bras avant que Bonbonlillion et Sissi me donnent un bisou. Nous sommes entrées sous le chapiteau. Les rares personnes présentes ignoraient l'invitation au dandinement du dj et préféraient (...)

I want to buy you flowers...

26 Juillet 2005 à 1h39
Des pavés, émane le parfum délicat de la pluie qui fond au Soleil. Derrière moi, il y a Bonbonlillion, Sissi, Aurélie et l'après-midi que l'on vient de passer ensemble. Et sous mes yeux, la jolie vitrine du fleuriste. Je passe mon chemin. Et reviens sur mes pas. "Je voudrais un petit bouquet de roses, s'il vous plait." L'homme me regarde avec un sourire discret. Je parierais qu'il se demande qui en est le destinataire... Il choisit consciencieusement les plus belles fleurs du vase, les entrelacent au feuillage et noue un joli ruban autour des tiges. Dans la rue, les passants m'envient. (...)