Par un froid de papier...

Septembre 2005

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2 Septembre 2005 à 20h23
Hier, j'avais dix-huit ans. Aujourd'hui aussi. Qu'est ce que ça change? J'ai le droit de voter, de me faire harceler en rue par les gens de Greenpeace, de passer mon permis de conduire, de détenir légalement trois grammes de cannabis pour mon usage personnel, de payer plus cher ma place de cinéma, de me faire tatouer, d'entrer en discothèque,... Mais pas d'assister aux cours sans avoir au préalable convaincu ma directrice oralement et via une lettre de motivation que je souhaite et mérite de continuer mes études dans mon lycée en tant qu'élève majeure... (...)

Jamais une sans sept... (?)

10 Septembre 2005 à 22h59
Lundi 5, la directrice m'a reçue dans son bureau. Après la lecture de ma lettre de motivation pompeuse à souhait et la signature de quelques papiers, j'ai pu me présenter au cours. Et la routine a recommencé. Avec ses plus, tellement rares qu'aucun ne me vient à l'esprit et ses innombrables moins. Je me suis faite réprimander tout au long de la journée car je n'avais pas le droit de sortir sans ma carte d'étudiante, de manger dans la cour de récréation, de m'asseoir sur les marches des escaliers, de marcher dans les couloirs, de me servir un verre d'eau à la cuisine au lieu d'acheter (...)

Ses mots, en rouge, et noir.

10 Septembre 2005 à 23h34
Rouge. Tu es super jolie, j'aime ton visage, j'aime tes cheveux, j'aime ta peau. Tu es l'image de la fille dont je rêve. Tu es belle à croquer, tu es sensible et tu restes toujours pour me parler. J'espère qu'on n'est pas trop différents de par nos âges, nos pays, nos villes, nos familles ou nos vécus. Je veux te voir. J'ai envie de choses simples, comme passer la nuit dans tes bras tout simplement, sans même aller plus loin, à discuter... ou à regarder un film... Je ne demande pas la Lune... Enfin si, je la demande. ... Noir. Je me sens seul ce soir, tu sais. Après une (...)

Bientôt, c'était aujourd"hui.

12 Septembre 2005 à 0h36
Le paysage s'immobilisa sur les quais bétonnés. Mes talons les firent résonner. A mes côtés, marchait un homme qui se trouvait dans le même wagon que moi. Nous étions perdus dans cette immense gare. Il m'expliqua qu'il était là-bas afin de rendre visite à un ami. Je l'écoutais distraitement et cherchais des yeux mon roi de coeur. Sans succès. Quelques minutes plus tard, alors que nous avions traversé en long, en large et en travers les lieux, mon compagnon m'abandonna, non sans regret. Suite à son départ, je me suis résignée à aller demander le numéro du quai en provenance de L. C'est au (...)

Et avant-hier.

19 Septembre 2005 à 21h47
C'était un grand pont qui moussait de futurs effluves maritimes. Le fleuve coulait en un long monologue caressé par le vent et les vrombissements de milliers de chevaux flottaient nonchalamment au dessus de nos soupirs. Au bout de nos doigts, dansaient des caresses brûlantes, qui s'en allaient vagabonder sur nos peaux. Et tout autour de nous, les trottoirs que nous avions foulés, les vitrines que nous avions léchées, les cafés qui nous avaient servi de délicieux chocolats chauds, les jardins qui avaient accueillis nos baisers, s'étaient effondrés. Il restait juste la gare. Pour déchirer (...)

Exquises complications.

24 Septembre 2005 à 21h41
Les pavés de la ville se font marcher dessus tandis que le Soleil nous prouve qu'il n'est pas encore éteint. Au bord du boulevard, je rencontre Bonbonlillion et Hélène, ainsi que Daphné, Abou et Jad. Les premières désirant faire bande à part pour ne pas changer, les trois autres et moi décidons de nous trouver un charmant café où nous poser. Après avoir passé quelques minutes à la terrasse d'un petit troquet sans consommer quoi que ce soit, nous partons en direction du Kfée où nous dansons le temps d'une dizaine de chansons. Ensuite, Daphné s'en va et nous attendons la soeur des (...)

Information sans grande importance.

24 Septembre 2005 à 21h44
(Ce journal redeviendra très très prochainement restreint.) (...)

Jeu de coeur.

26 Septembre 2005 à 20h28
Un hall de gare. Débordant d'allées et venues. Un guichet. Un distributeur de boissons et de bonbons. Un photomaton. Et de jolies jambes qui dépassent du rideau bleu délavé. Pas de flash, pas de sourire figé. Elle se repoudrait (ou poudrait-tout-court) le nez devant l'unique miroir des alentours. Les paupières fardées et le rose aux joues, elle se rendit sur le quai pour attendre le train de son roi de coeur. Sa main dans la sienne et leurs sourires conjugués, ils empruntèrent la ruelle qui longeait le marché aux fleurs en direction d'un petit square à l'abris de la pollution, du vent et (...)

Être à Moureu.

28 Septembre 2005 à 20h53
"L'amour se conjugue : je t'aime, tu m'aimes. L'amour nous conjugue : nous nous amourons." Geert De Kockere (...)