Par un froid de papier...

Octobre 2005

Marron glacé.

6 Octobre 2005 à 0h51
(Lundi, le 26 septembre 2005.) Le soir tombé, la ville s'était éveillée. Les vieilles dames, bien au chaud dans leur maisonnette, avalaient une dernière gorgée d'infusion à la camomille avant d'aller se blottir sous leurs couvertures en laine. Tandis que toute la jeunesse, doucement, affluait dans les ruelles du Carré. A l'approche du Café-Sans-Nom, Thibault vint à ma rencontre. Il me prit tendrement dans ses bras et après quelques bisous, il m'entraîna à l'intérieur du café. Au fond de celui-ci, se trouvaient ses amis, réunis à l'occasion de l'anniversaire de l'un d'eux. On discuta (...)

La fin d'une idylle, 2ème prise.

7 Octobre 2005 à 0h31
(Vendredi, le 30 septembre 2005.) Tu arrives tard, la mine déconfite. Ton ex a reprit contact avec toi pour te chercher à nouveau des noises. Elle connaît tes faiblesses et ce qui te blesse. Elle joue avec toi, et remet tout en question. Tu ne sais plus sur quel pied danser. Tu souffres un peu, beaucoup, à la folie. Et le pire, c'est que même en étant conscient de sa goujaterie, tu ne peux t'empêcher de l'aimer inconsciemment. Serait-ce plus simple si nous n'étions pas ensemble? L'oublierais-tu plus facilement? Rien n'est moins sûr mais tu refuses que je subisse les baisses de moral (...)

Je me suis endormie contre son visage et nos rêves se sont mélangés.

12 Octobre 2005 à 0h45
J'aime me réveiller à tes côtés. Sentir ta peau. Sentir ton parfum. Sentir tes bras qui m'entourent. Pouvoir me glisser le visage contre ta nuque. Caresser tes cheveux, sentir ton corps blotti contre le mien. Savoir que tu es là pour moi et que je suis bien. Ton sourire perpétuel me rend heureux. Tu es belle, trop belle pour moi. J'aime pouvoir te serrer dans mes bras. Ces instants où je n'ai besoin de rien d'autre. Lire ton amour dans tes yeux. Savoir que tu me manques en ton absence. Ne plus être seul pour affronter tout ça. Le moindre de tes gestes me comble. Ne te caches (...)

Clarification.

17 Octobre 2005 à 22h01
Suite à une conversation avec un ami, je me rends compte qu'en effet, il est vrai que cela peut être un peu difficile à suivre, alors bien qu'à présent tout soit rentré dans l'ordre, en bref, voici ce qui s'est passé : - Le 11 septembre, je suis sortie avec mon roi de coeur, Clément. - Le 23 septembre, je retombe dans les bras de mon (ex-)Superman, Thibault. - Le 30 septembre, c'est déjà fini avec ce dernier. (Tant mieux, bien que je sois jeune et tout et tout, je préfère m'en tenir à un petit ami, c'est moins de complications.) - Le 17 octobre (c'est-à-dire aujourd'hui), je suis (...)

Doute.

19 Octobre 2005 à 18h47
Lorsque je piétine la ville, je ne considère que rarement les pauvres pavés écrasés. Mon regard se balade sur les balcons qui se défenestrent, contre les vitres des magasins hors de prix, au bord des tables des cafés et sur les visages des passants. Il s'est arrêté sur l'un deux, mais trop furtivement pour distinguer plus qu'une petite barbiche et de jolies boucles brunes. Pourtant, quelque chose me poussait à croire qu'il s'agissait de Jean-Charles. (Ce serait tout à fait probable puisqu'il étudie les langues romanes à Liège...). J'ai failli l'interpeller et me suis vite ravisée : si (...)

Toutes les belles choses ont une fin.

31 Octobre 2005 à 20h37
Deux semaines auparavant, au beau milieu des herbes hautes et de nos baisers, je ne me serais doutée de rien. Tu étais toujours aussi attentionné, passionné. Ton sourire triste des jours de la semaine s'était transformé en un plus enjôleur, plus mystérieux, plus fou. Non... Comment aurais-je pu m'y attendre alors que tes bras m’hissaient vers l'immensité bleue du ciel? Il y a bien eu cette petite peur qui avait germé lors du dîner. Trois fois rien. Nous discutions du coût exorbitant des voyages en train et du fait qu'en réalité, nous n'avions pas vraiment les moyens de nous voir (...)