Par un froid de papier...

Février 2006

Constatation.

4 Février 2006 à 19h58
Rien n'est dit, mais je crois qu'avec Adrien, c'est fini aussi. ... Si l'on considère que cette relation ait un jour débuté. (...)

Et un salaud de plus, un!

5 Février 2006 à 23h48
La semaine passée, ici et à cette heure, j'avais des papillons dans le coeur. Ces papillons niais que j'aime tant au fond. Je songeais, les yeux rivés dans le vide, à la soirée de la veille avec Bonbonlillion, et surtout à Maxime (Une vraie fête nationale sur une fausse plage.). J'étais presque persuadée qu'après plus de six mois (et seulement trois entrevues, il ne faut rien exagérer), j'avais réussi à le charmer. Ses sourires espiègles, les étoiles dans ses yeux, le slow que l'on a dansé, le bisou furtif que nous avons échangé, l'échange de nos numéros, tout le laissait croire. Et (...)

Ferme les yeux et tu verras... Tant de choses.

14 Février 2006 à 0h39
Ce vendredi, une semaine que la fancy-fair s'est déroulée. Il n'en reste plus que des papiers froissés, des taches de peinture sur le sol, des amitiés un peu plus belles, des souvenirs impérissables (du spectacle, du bar, des décors, des vols de bières avec les profs rebelles, des plaisanteries), et des clichés un peu flous. J'y songe en regardant à travers la vitrine du photographe alors que mes pas me mènent au Café-Sans-Nom. Là-bas, la chaleur moite des fins de semaines. La marée d'adolescents pré-pubères est encore basse. Heureusement... Quoiqu'elle aurait pu noyer Mathéo, ça m'aurait (...)

Saint Don Juan. (Joseph Delteil)

14 Février 2006 à 20h50
Don Juan invite le Commandeur : celui-ci ne le tire pas vers l'enfer, mais entame un dialogue qui met en cause Don Juan et détruit ses certitudes. Et si Don Juan n'était plus le personnage principal de cette comédie des amours? - Mais moi, je les ai toutes eues... - Nigaud! elles t'ont eu... Sais-tu ce que tu es pour elle? Un instrument, mon cher, un instrument. Tu les instrumentes... ha! ha! ha! A leur gré, à leur guise! Comme un bon soldat et comme un bon chien! Elles n'ont qu'un signe à faire, qu'à lever le petit doigt, la moindre oeillade, le moindre souris! Qu'elles (...)

99 francs.

19 Février 2006 à 23h32
Saoulée par les mélodies d'Emilie Simon, plongée sous les montagnes de mousse, immergée dans les mots de Beigbeder, engloutie dans l'univers mercantile de la publicité... Je lis tellement peu pour mon plaisir ces derniers temps. Camus, Descartes, Gide, Kafka, Pascal et le Magazine Littéraire. C'est sûrement ça, grandir. Je sens que tout change. Les modifications sont palpables. Et d'autant plus depuis mercredi dernier, jour des portes ouvertes de l'université pour les rhétoriciens. Il était prévu qu'on s'y rende ensemble, Edwige et moi. Mais elle m'a fait faux-bond à la dernière minute, (...)

(Quoique l'on dise, le passé ne lie pas.)

20 Février 2006 à 0h24
Parce que le retrouver semble toujours irréel. Nous habitions à 70 kms l'un de l'autre. Le jour où il m'a quitté sur le quai, je pensais que ce serait le dernier où je le verrais. Et depuis, il étudie dans ma ville, on se croise parfois (mais plutôt rarement) le mercredi, on échange un bisou et un bonjour (sauf LE mercredi de l'unif)... Les conversations, elles, sont plus exceptionnelles. Celle-ci date de quelques heures à peine. Je doute qu'elle puisse intéresser quiconque à par moi-même mais je la laisse visible. Sait-on jamais. Ceux qui pensaient que ma vie ne tournait plus qu'autour des (...)

Tous les dragons de notre vie ne sont peut-être que des princesses qui attendent de nous voir heureux ou courageux...

23 Février 2006 à 1h08
Midi, le son strident de la cloche met un terme au cours d'histoire. Dans le froid qui stagne dans la rue, je retrouve Lara, Julie et Maud avec qui je vais chercher à manger avant de rentrer à l'école afin de remettre en état la salle où nous avons réalisé les décors de la fancy-fair. Environ une heure plus tard, j'abandonne éponge, grattoir, crème Cif et mousse aux filles pour aller magasiner avec ma soeur. C'est tellement rare que je savoure cet instant avec précaution : je choisis vite les vêtements qui me plaisent, je les essaie vite, je lui demande vite son avis, je lui propose (...)

Et entendre ton rire qui lézarde les murs, qui sait surtout guérir mes blessures...

26 Février 2006 à 17h56
Vendredi, seize heures, place du XX août. Mes cours blottis contre moi pour me protéger illusoirement du froid, je cherche le bonnet ligné sous lequel se cache Jean-Charles. Je l'aperçois au loin, devant les marches de l'université. Tout en le rejoignant, je lui décoche mon plus joli sourire. Il pose ses lèvres sur les miennes, et c'est tout simplement merveilleux, que nous nous comportions à nouveau comme un couple... Nous traversons la route en manquant de nous faire écraser et longeons les rues commerçantes jusqu'au boulevard, jusqu'à la gare, jusque chez lui. En bas de la côte, j'avais (...)

Désenchantement.

26 Février 2006 à 18h08
´suite´ Au café, je rencontre Mathéo. Il me houspille car il s'est soi-disant encombrer durant deux semaines de l'écharpe que j'avais oubliée chez lui et que je n'ai jamais croisé sa route pour l'en débarrasser. Il doit avoir du mal à concevoir que ma vie ne se résume pas qu'à sa personne... Bref, mon sourire n'en meure pas. Je lui demande comment il se porte en dehors de cette petite contrariété. Et là, monsieur relève le menton, gonfle le buste et laisse apparaître sur son visage un rictus de contentement de soi et de suffisance bornée. "Très bien, très très bien même. Je suis super (...)

Faut-il se résigner?

28 Février 2006 à 0h50
"J'aimerais que l'on se voit le plus tôt possible, pour voir si l'on chasse les fantômes ou si on leur donne une raison d'être..." ... Ces fantômes ne m'ont jamais autant angoissée que depuis que nous savons comment les anéantir, parce que c'est terriblement délicat. J'ai peur que ça le soit trop pour lui, même si ce n'est pas ce que je souhaite. N'empêche s'il reprend la fuite maintenant qu'il m'a fait miroiter monts et merveilles, je pense non seulement que je serai encore plus dépitée qu'auparavant mais aussi que je ne pourrai jamais lui pardonner d'avoir osé jouer de la sorte avec (...)