Avril 2006
- 3 Avril 2006 à 0h08
- Vendredi, la fatigue se lisait aux bords des yeux d'Edwige et des miens. Nous avons veillé très tard (ou très tôt...) dans la nuit pour achever notre TFE d'histoire/géo. Je l'ai quittée vers 2h30 du matin et elle a achevé la conclusion et l'impression des dossiers jusqu'aux environs de 5h00.
Je lui avais promis un café frappé pour midi histoire de chasser un peu le sommeil. Elle croyait que je disais cela en l'air. C'est mal me connaître. Elle n'en croyait pas ses yeux lorsqu'elle a vu le shaker et le petit sachet de poudre dépasser de mon sac. Pendant la récréation, je suis allée au GB (...)
- 3 Avril 2006 à 3h32
- Samedi, 9h55, je descends de la voiture juste devant l'entrée de la gare. Je défroisse un peu la pagaille que le sèche-cheveux a mis dans mes légères boucles, plus pour me donner une contenance lorsque je croise son regard que parce que je trouve ça utile. Il est plus charmant que dans mon souvenir de la dernière soirée parano. Blond aux yeux bleus. Mon pronostic concernant "le prochain" était erroné : il ne s'agit pas de Bruno mais bien de Thyl, c'est à dire Pierre. (Gardons le prénom que je lui ai inventé pour mon père, histoire de ne pas confondre avec les 3 autres Olivier de ma (...)
- 3 Avril 2006 à 3h35
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(...)
- 3 Avril 2006 à 3h57
- Etrange sensation que j’éprouve pour une inconnue,
Le Destin sait parfois nous jouer bien des tours,
J’ai découvert sur ses lèvres un arome que je croyais perdu,
Est-ce cela que les poètes appellent "Amour"
...
Les jolis mots (où ceux qui sont sensés l'être) ne me font manifestement plus aucun effet, si ce n'est ce petit rictus moqueur.
C'est malheureux...
Et d'un côté, tant mieux, je ne me laisserai plus manipuler aussi facilement qu'auparavant. (...)
- 15 Avril 2006 à 23h52
- Cette nuit, à l'aube, je capturais les derniers rayons de Lune de cet inoubliable voyage rhéto.
La splendeur des paysages, l'hospitalité du peuple turc, les magnifiques instants entre amis, les innombrables heures de car, les nuits d'ivresse, les petits achats, les bisous volés, les jeux de cartes, les soirées massages, les visites, l'Efes, les danses ridicules à la discothèques, les thés à la pomme, les après-midis entières passées au hammam, au sauna, au jacuzzi glacé ou dans la piscine, les bir iki, bir iki, nasilsiniz?, nasilsin?, iyiyim, toc, atchoum, seni seviyorum et autres Ilker (...)
- 18 Avril 2006 à 1h05
- Il aura fallu un peu plus de 2 ans et de grosses poussières pour chasser la mélancolie de mon quotidien.
Le titre de ce journal n'avait, désormais, plus de raison d'être. (...)
- 18 Avril 2006 à 23h55
- Du temps. Du temps à perte de vue. Rien que pour moi. Moi, la nature et rien d'autre. Mis à part quelques condisciples et professeurs. A glisser entre parenthèse.
Des balades à travers bois, mes empreintes dans la boue, de la terre entre mes mains. Et la pluie, peut-être, dans mes cheveux.
Le silence.
Et l'ennui probablement.
(Mais est-ce dissociable d'un Temps d'Approfondissement Personnel Ecologie?)
Il y aura Olivier, tout de même. Nos talkies walkies, nos Frutella et nos cigarettes. Pour polluer l'atmosphère après avoir construit des barrages et nettoyer les marais.
Les autres sont (...)
- 23 Avril 2006 à 1h55
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Mercredi, 19/04 :
Nos empreintes dans la boue dès le matin. Et le craquement sec des branches d'arbres sous nos pieds lors de nos balades dans la forêt. Notre guide est un homme des bois. Il nous incite à maculer notre visage d'argile et de sève jaune comme les indiens, à nous faire des couronnes de fleurs à poser dans nos cheveux comme les hippies et à manger les plantes et les bourgeons que nous croisons sur notre route comme des hommes préhistoriques. Nous trouvons cela un peu cocasse, voire ridicule, comme comportement mais nous nous prêtons au jeu.
Puis, par groupe, nous (...)
- 24 Avril 2006 à 0h22
- La gare, le quai, la voie, le train, le wagon, les scouts, le contrôleur, le paysage, les immeubles, la voie, le quai, la gare. Du déjà vu, pour une destination nouvelle. Hormis ses bras.
Nous prenons l'apéritif à la terrasse d'un café avant de nous rendre dans un charmant petit restaurant. Là-bas, nous dégustons de délicieuses salades garnies.
Durant l'après-midi, bras dessus, bras dessous, nous nous baladons dans les ruelles. Nous nous arrêtons un instant dans une boutique d'un ami de Pierre où il achète un bouquin entre quelques bavardages. Et des bribes que je saisis, je conclus que (...)
- 25 Avril 2006 à 22h16
- Les derniers rayons de Soleil mourraient sur la table de la cuisine, en une éclaboussure dorée. Certains se cramponnaient à ma petite cuillère en étain, d'autres se noyaient dans mon thé à la pomme originaire de Turquie. Lorsque je fermais les yeux en buvant celui-ci, j'avais l'impression d'être à nouveau dans le Grand Bazar. Sur le bois, à côté de la lumière agonisante reposait aussi une petite boite rose en carton enribambellée d'écriture argentée. Elle renfermait, sous un papier délicatement chiffonné, quelques lokums que notre guide nous avait rapporté d'une pâtisserie istanbuliote. Une (...)
