Septembre 2006
- 4 Septembre 2006 à 19h43
- Une matinée qui grisaillait la capitale. Elle dans les ruelles, et emboîtée dans son pas, une copine depuis 9 minutes 38 secondes rencontrée à la sortie de la gare. C'était le 1er septembre. Et personne ne pouvait se douter que ce jour était Son Jour.
Suicidaire, son plumier s'est jeté du haut de son sac et s'est fracassé la fermeture éclaire sur les pavés. Un jeune homme s'est accroupi en même temps qu'elle pour lui sauver la vie. Il a d'abord regardé les lettres blanches qui couvraient la trousse qu'il tenait dans la paume de sa main et qui clamaient qu'elle écrivait pour la gloire, puis (...)
- 7 Septembre 2006 à 1h13
- Samedi à présent. Mais pour toi - et moi, un peu - nous sommes toujours le 1er. Un vendredi aux rues juste un peu plus combles qu'à l'accoutumée. Tes mots doux choient les courbes de mes oreilles durant le trajet qui mène au Pub. Un blanc cerise et une pécheresse. Tu poses alors sur la table haute, entre les verres et les bougies, un petit paquet garrotté d'un ruban vert anis. Le papier froissé, déchiré, arraché, je découvre le parfum que je voulais m'offrir avec mon premier salaire. Ravie, je t'embrasse et attends tes aveux. Maman était ta complice... (Mais je le savais.)
Plus tard, une (...)
- 14 Septembre 2006 à 0h02
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Mardi passé. Lola, Jenn, moi et le Pérou. Le Pérou et moi, version polie. Une exposition de photographies, succédée par un jus de tomates au Rose Garden. Des étoiles plein les yeux, des envies de partir, bientôt. Jenn y est déjà allée. Une merveille, voire des. De l'art de l'euphémisme, bien sûr. Et nous imaginions, Lola et moi, tous les magnifiques clichés que l'on pourrait y faire...
Si je suis reprise à la CILE, on ira, oui.
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Vendredi, un début de soirée avec Lola au Café d'en Face, une fin avec Lily, Jess, Alice, Cerise et d'autres vieilles copines. Des retrouvailles, des (...)
- 24 Septembre 2006 à 15h57
- Trois minutes avant l’envol de nos six mois. Un pressentiment, comme toujours. Notre amour étiolé qui se noue dans mon ventre, remonte peu à peu, s’agrippe à ma gorge, m’étouffe doucement. Si ce n’était pas la passion aveugle, c’était tout de même une habitude, et ces tendresses matinales qui me manquent déjà. Mais lorsque les sentiments fuient, pourquoi s’échiner à les retenir? Il ne m’aime plus, je le critique, il m’exaspère, je l’insupporte, il remarque peut-être enfin nos six ans d’éloignement et moi, je ne le comprends plus dans (...)
- 24 Septembre 2006 à 22h37
- Les sens déroutés, le nez bouché, le flair égaré. A la gare, il m’a sourit gaiement. Dans la rue, il m’a pris la main tendrement. Au kot il m’a parlé énormément. Entre mes draps, il m’a fait l’amour rapidement. Trop rapidement. Un soupir de trop peu à l’écoute de son souffle court. Des envies inassouvies que j’étouffe dans son assoupissement. Et il n’y a même pas de moutons à compter... Attendre, les yeux rivés au vide. S’endormir, enfin.
...
Je me connais si bien, en fin de compte. Si rien n’est idéal, rien n’est assez (...)
- 24 Septembre 2006 à 22h51
- L’aube d’une seconde semaine ici. La première n’était pas déplaisante. Mais pas extraordinaire. Les cours étaient des cours, les profs étaient tantôt agréables, tantôt détestables, les élèves étaient sympathiques et un peu perdus, aussi. Quant aux temps libres, ils étaient surtout photographiques et musicaux.
En vrac, ça donne : l’Autumn Rock Festival avec Arnaud et Bacon Caravan Creek, enfin et entre autres avec Eté 67, Malibu Stacy et Venus, deux cours d’allemand niveau débutant, un cours de psycho séduisant, un cours de sciences politiques et sociales (...)
