Décembre 2006
- 1 Décembre 2006 à 14h11
-
Silence.
N'est plus nostalgie ineffable.
Juste faute de temps.
Encore.
(Mais moins.) (...)
- 1 Décembre 2006 à 17h49
- (Pierre)
Quelques jours au long, il m'a manqué. J'ai chassé les doutes à coup de tapettes à mouche. Comme le souvenir de son élégance, de ses derniers baisers et de cette tendresse oubliée. J'ai eu peur, un peu. De cette nostalgie soudaine et de cette rare solitude. J'avais l'impression d'avoir perdu une bribe de confiance en moi dans nos adieux. Ne plus être aimée me donne tellement le vertige... Puis, je m'y suis faite. J'ai résisté à l'envie de lui écrire. Il a du faire de même. Et la vie poursuit son chemin.
(Mathéo)
Samedi 25. L'aube allait bientôt chasser pour de bon (...)
- 8 Décembre 2006 à 1h21
- Le souffle court en entrant dans le wagon et les portes qui se referment sur mes talons. Le voyage ailleurs, la tête dans la musique. Sneaker Pimps pour changer un peu. Le train s'est vite vidé. Il ne s'était pas autant rempli que les vendredis, il faut dire. Parce que c'est lundi. Lundi soir, fin de journée, après cours et avant Saint Nicolas des étudiants. Des années à attendre cette occasion... J'ai les jambes qui trépignent dans le vide et les doigts qui carabussent sur la planchette. Impatience. Et quand le paysage se fige, je file vers le hall.
Encore quelques minutes à tournoyer sur (...)
- 10 Décembre 2006 à 19h57
- Elle fait les cents pas dans le hall de la Sound, camoufle son impatience en lecture de journaux. Rif-Raf et Inédit. Les garçons se font attendre. De l'emprise du froid nocturne, s'échappent trois ou quatre personnes. Des inconnus. Des inconnus, puis des connus. Les membres de plusieurs groupes liégeois. Jamais les attendus. Il sera bientôt vingt heures et la salle ne tardera plus à être accessible au public.
Elle est perdue dans Liège 04 lorsque Victor, François, Aurélien, sa copine et les amies de celle-ci franchissent la porte d’entrée. Sourire. Et une discussion ponctuée par (...)
- 14 Décembre 2006 à 0h43
- La RTBF nous a fait une petite frayeur ce soir...
Et finalement, si la séparation de la Belgique n'était que fiction dans cette émission exceptionnelle, on sait tous que cela risque d'arriver un jour.
Et moi, ça me fait peur. Parce que j'aime mon pays pour tout ce qu'il est, avec toutes ses différences de langue, de culture, d'opinion ou de paysage.
Puis ça rimerait à quoi de séparer la Flandre et la Wallonie? Et que feront-on de Bruxelles? Et lorsqu'on voudrait se rendre là-bas où à la mer, où à la voile, où que sais-je encore et vice-versa pour eux, devrait-on montrer nos cartes (...)
- 18 Décembre 2006 à 18h46
- C'était un homme charmant, aux cheveux un peu grisonnants cachés sous le velours de son béret. Le tram de 14h36 avait plutôt des airs de tram d'heures de pointe. Nous sommes montés ensemble à bord du container mobile. Lorsqu'il a rejoint la marche où je me trouvais à moitié, son sourire a murmuré une excuse anglophone. A l'arrêt suivant, nous avons pu nous engouffrer d'avantage dans le wagon, entre les sachets trop remplis du supermarché et les odeurs nauséabondes d'une demi journée de probable dure labeur.
Bientôt les dernières secousses et haut-le-coeur pour ma part. En me frayant un chemin (...)
- 19 Décembre 2006 à 0h18
- (Marco.)
Un détail. Le soir du 12 décembre. Puis un amas de détails. Le contenu de cette soirée. Des tas de détails insignifiants... Et d'autres cloués à jamais par mon sourire niais.
Mardi 12 décembre, donc. Fin des cours, des verres, des bavardages, des tasses de cafés. Les murs jaunes déjà en écailles expulsent les derniers étudiants. Tu suis le groupe. Je hais ton départ. Dans la cafétéria, il ne reste que Sara et moi. Et un sac à dos abandonné. De peur qu’il tombe entre des mains malintentionnées, Sara l’embarque jusqu’à jeudi. Elle se dirige vers son kot, je pars (...)
- 22 Décembre 2006 à 13h56
- Mis à part mon cynisme et mon ton quelques fois acerbe, il n'avait rien remarqué et il était certainement loin de se douter des raisons de mon irascibilité. Moi, si les âpres conséquences ne me sautaient pas toujours aux yeux, je connaissais très bien la cause de mon comportement.
Je pense que ça a commencé le jour où il m’a prétendue jalouse de M. (une de ses amies), et certifié qu'il n'était en aucun cas amoureux d'elle.
Ce n'était pas vraiment de la jalousie parce que je ne souhaite en aucun cas qu'il reste éternellement seul. Je ne tiens pas non plus particulièrement à ce qu'il (...)
- 25 Décembre 2006 à 22h56
- Un joyeux nowel mamzelle, pl1 de bonheur et pl1 de bonnes choses pour la suite. Te fais dé gros bizoux! Marco.
...
Et je me contrefiche de l'orthographe ou de la banalité de ce cadeau de Noël...
Je l'aime. (...)
- 31 Décembre 2006 à 1h44
- Les mots de la philo traversent ma peau. Ils entrent par un pore et un ressortent de suite par un autre. Rien n'entrave leur chemin. Mes mains n'y peuvent rien. Si je recroqueville mes doigts autour du savoir, il rapetisse et glisse entre mes phalanges. Je tente de l’empailler depuis trois jours pourtant. (Trois demi-jours honnêtement.) Du retard. Je passe trop de temps sous les draps et dans mes drames. Les larmes et les colères prisonnières sous l'épiderme. Pour des balivernes. Des amis qui ne sont qu’absence. Si Robin ne m’avait pas tiré l’épingle du cœur, les (...)
