Par un froid de papier...

Février 2007

Faute de grives, on mange des merles.

4 Février 2007 à 1h27
Il se prénomme Edgar. Il a 23 ans... Je lui en donnais deux de moins. Il faut passer son visage au peigne fin pour distinguer la trace des années. Ses lèvres esquissent des sourires exquis et de délicieux baisers. Ses doigts sont pareils à dix baguettes magiques. C'est un ami de Cédric, qui est lui même un ami de secondaire de Ben et de Thibaut, et le petit ami d'Anastasia. Je l'ai rencontré grâce ou à cause – le temps nous le dira – d'elle. Vendredi, Lola et moi avions prévu de passer la soirée ensemble. Elle n'est pas venue. Enfin, si : Lors (...)

Poupées Russes.

4 Février 2007 à 14h21
C'est quoi ce bordel avec l'Amour là??? Comment ça se fait qu'on devient dingue à ce point ? T'imagines le temps qu'on passe à se prendre la tête là-dessus? Quand t'es seul tu te plains : est-ce-que je vais trouver quelqu'un? Quand t'as quelqu'un : est-ce que c'est la bonne personne? Est-ce que je l'aime vraiment? Est-ce qu'il m'aime autant que moi je le l'aime? Est-ce qu'on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie? Pourquoi on se sépare? Est-ce qu'on peut réparer les choses quand on sent que ça part en couille? Toutes ces questions à la con qu'on se pose tous le (...)

J'écume.

8 Février 2007 à 23h23
Je me sabote. Un coup de pioche dans la coque. Par peur de me noyer, je me coule. Ma galère en galère... Mais choisi, le naufrage est exquis. J’ai comme un don maudit pour les complications, comme une addiction aux eaux troubles. Mon cœur ayant chaviré pour deux garçons, je vais à l’abordage d’un troisième. Ou plutôt : je me fais aborder par un troisième. Car il s’est passé ce que je m’étais juré qu’il n’arriverait plus... Un pourquoi pas. Immergée, submergée, inondée, engloutie, par mon manque de confiance en moi, je largue les amarres (...)

Gratte-clavier.

8 Février 2007 à 23h31
J'écris à l'écran, je n'ai plus besoin de toucher pour sentir, j'effleure simplement. Mon écrit est de la graine de traces. Il est eau. L'écriture aujourd'hui, moderne poétique de la peau, n'écorche plus le papier. Fi des parois scarifiées. Elle se tient loin du manuscrit, du parchemin, de cette peau de veau mort-né, encore sanguinolente, dont le vélin tira sa palpitante origine. Elle n'est plus une écriture mordeuse de chair, qui tatoue le texte sur la peau des livres - et c'est d'ailleurs pourquoi elle se mémorise si mal. Elle dit qu'il n'est plus nécessaire de faire saigner la peau pour (...)

Souffler le chaud et le froid.

12 Février 2007 à 22h56
Vendredi, j’ai éteint l’ordinateur sans hâte. J’avais déjà raté mon train. J’ai fermé ma valise et clos les portes derrière moi. Les roulettes sur les pavés ébruitaient la rue et je camouflais ce son par une musique trop triste. Sur une vitre sale que j’avais photographiée durant le blocus, j’ai croisé ce cœur dépoussiéré. Un pincement au mien. Une larme qui s’arrache à mes yeux. Jamais je n’aurais imaginé pleurer après une semaine pour Edgar. Si j’ai raté mon train, c’était à cause de lui, de ses doutes, de notre rupture. Sur (...)

Valentin dépoussiéré.

16 Février 2007 à 0h56
La nuit dernière, à cette heure, je faisais l'amour avec Ben. (...)